Le risque de Brexit a suscité une réorientation de l’investissement immobilier
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Philippe Mudry
S’il est une catégorie de financiers qui avaient anticipé le risque d’un Brexit, c’est celle des investisseurs immobiliers.
Entre juin 2015 et juin 2016, pour cause de prix très élevés au Royaume Uni et de risque politique croissant, Londres a perdu sa couronne de première place immobilière du monde au profit de New York.
Les chiffres que publie le numéro un mondial des services à l’immobilier Cushman & Wakefield sont éloquents.
Les flux immobiliers vers Londres ont baissé d’un gros tiers en un an, passant de près de 40 milliards de dollars à 25, tandis qu’ils bondissaient de 16 à 25 à New York.
La métropole américaine coiffe sa rivale pour quelques dizaines de millions de dollars.
Pour donner une idée de la domination de ces deux villes sur le marché mondial, on notera que Paris, très honorable troisième, n’a engrangé qu’a peine plus de 7 milliards de dollars d’investissement.
Le ralentissement de Londres est si marqué qu’il explique partiellement la stabilisation du marché international, jusque-là en croissance constante.
Le Brexit étant désormais une certitude, il pourrait susciter une réorientation importante des flux d’investissement mondiaux, note dans son étude Cushman & Wakefield.
Le courtier relève que les plus grandes métropoles auront un avantage par la profondeur de leurs marchés, et leurs capacités à concentrer les talents, les technologies, et les services de toutes sortes.
Et de pointer les villes américaines comme les mieux à même de profiter d’un éventuel déclin londonien.
Paris, qui tient bien son rang, pourrait aussi profiter de l’aubaine.
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