Le retrait d’Axel Weber relance la course à la présidence de la BCE
Axel Weber renoncerait-il à la course à la présidence de la Banque centrale européenne ? Pour l’instant rien n’est officiel, mais selon des sources proches de la Bundesbank, son président ne briguera pas de second mandat et renoncerait par conséquent à la présidence de la BCE. La publication d’un communiqué annonçant son départ dès cet été aurait été stoppée à la dernière minute aujourd’hui, sur demande personnelle d’Angela Merkel. Son porte-parole a annoncé hier que la chancelière et Axel Weber avaient eu «une conversation téléphonique» en fin de matinée, mais au contenu «confidentiel».
Un retrait inopiné d’Axel Weber serait un affront pour la chancelière, estime-t-on dans les milieux financiers de Francfort, car elle priverait Berlin d’un candidat favori pour succéder le 1er novembre prochain à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE. «La chancellerie connaît les réticences à l’égard de la candidature d’Axel Weber chez certains de nos voisins, mais Angela Merkel était confiante dans sa capacité à imposer son candidat en fin de compte», explique un banquier d’affaires. Parmi les autres candidats au poste figure notamment le gouverneur de la Banque d’Italie Mario Draghi. La Bundesbank a refusé de commenter toute spéculation sur l’avenir de son président, indiquant simplement qu’il avait «signifié à des proches qu’il ne briguerait pas forcément un deuxième mandat à la tête de la banque centrale».
Le mandat actuel d’Axel Weber court jusqu’à fin mars 2012. Parallèlement des spéculations sont apparues sur un départ à la direction de Deutsche Bank. Il pourrait y prendre la succession de Josef Ackermann, dont le mandat arrive à expiration en mai 2013. Deutsche Bank refuse tout commentaire sur cette question.
Axel Weber, qui siège au conseil des gouverneurs de la BCE, passe pour un «faucon». L’an dernier il avait affiché ouvertement son opposition à la décision de la BCE de racheter des obligations d’Etats endettés de la zone euro, expliquant que ces transactions mettraient en danger la stabilité monétaire. Parmi les autres candidats potentiels allemands à la tête de la BCE figure désormais Klaus Regling, l’actuel président du Fonds européen de stabilité financière (EFSF). «Si Axel Weber quittait la Bundesbank pour un nouveau rôle, cela augmenterait considérablement, de notre point de vue, les chances de M. Regling pour succéder à M. Trichet», estiment les analystes de Barclays.
Plus d'articles du même thème
-
Le coût de financement des entreprises poursuit sa baisse
La Banque de France pointe un coût global pour les sociétés non financières en repli de 8 points de base à 3,56% sur un mois en mai. -
Xavier Niel va devenir le premier actionnaire de Vodafone
L’homme d’affaires rachète la participation de 16,21% de l'opérateur Emirates Telecommunications pour environ 5 milliards d'euros, a-t-il annoncé vendredi. -
Bayer obtient 3 milliards d'euros d'Apollo pour financer le règlement de ses litiges
Tandis que la trésorerie de Bayer subit en 2026 la ponction du règlement des litiges, le groupe allemand octroie à Apollo en échange d'un apport de 3 milliards d'euros une part minoritaire au capital d'une entité pharmaceutique générant un rendement régulier. -
Apollo surenchérit sur Castlelake pour mettre la main sur easyJet
Le fonds américain a fait une proposition légèrement supérieure à celle de son concurrent valorisant la compagnie aérienne à 5,7 milliards de livres. -
La lutte fait rage entre les transporteurs à bas prix en Europe
En dehors des poids lourds Ryanair, EasyJet et Wizz Air, ce segment de marché attire les compagnies traditionnelles qui convoitent une part plus importante de la clientèle touristique. -
Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
La réalisation des objectifs financiers fixés à l’horizon 2028 dépendra en grande partie de la capacité du groupe franco-néerlandais à maîtriser ses dépenses en kérosène.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
IA : au fait, c'est quoi un « token » ?
Lorsqu’on parle de l'intelligence artificielle générative, on entend souvent parler de tokens, ou de jetons. Ils sont le nerd de la guerre de l'IA. L'Opinion vous explique tout -
Le PS choisit une primaire fermée : Olivier Faure désavoué… mais bientôt candidat ?
Les militants socialistes ont choisi jeudi une primaire fermée pour désigner leur candidat. S’il s’agit d’un désaveu pour leur chef de file Olivier Faure, celui-ci a exclu de démissionner et se laisse « jusqu'à septembre » pour déclarer s’il se porte candidat. -
Cible« Je suis sur une liste » : Donald Trump averti par Israël d'un projet iranien d'assassinat
L’Etat hébreu est convaincu que Téhéran cherche à assassiner le président américain, selon le Wall Street Journal et CNN. Cette alerte intervient à l'heure où grandissent les tensions entre Washington et Tel-Aviv.