«Le retour du risque souverain en zone euro nous a conduits à plus de prudence»
Frédéric Dodard, responsable de la gestion multiclasse d’actifs chez State Street Global Advisors pour la zone EMEA
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Yves-Marc Le Réour
L’Agefi: Pourquoi avoir récemment allégé votre pondération sur les compartiments actions et obligations?
Frédéric Dodard: Après un bon premier trimestre pour nos stratégies d’allocation tactique, nous avons décidé d’alléger notre surpondération en actions au début du mois d’avril. En effet, la remontée de l’aversion pour le risque à partir de la fin mars 2012 et le retour du risque souverain en zone euro nous ont amenés à être plus prudents et à réduire légèrement notre budget de risque actif. Nous sommes toujours surpondérés en actions et sous-pondérés en obligations et actifs monétaires, tout en restant vigilants.
Envisagez-vous d’augmenter votre exposition sur les actifs alternatifs?
Il y a tout d’abord une question de définition. Pour nous, la dette «high yield» et les obligations dites de pays émergents sont classées dans la classe d’actifs obligataires au sens large. L’immobilier coté est classé au sein des actions. Les matières premières en revanche figurent bien dans la classe d’actifs dite alternative et c’est à ce jour la principale exposition que nous avons dans cette poche. C’est aussi le cas concernant la volatilité, pour laquelle nous n’avons pas de position en portefeuille. Nous n’envisageons pas à court terme d’augmenter notre exposition en matières premières ni en volatilité. Nous sommes néanmoins vigilants et prêts à réagir en fonction de l’évolution des conditions de marché, telles que nous les appréhendons à partir de notre indicateur propriétaire de «Régime de marché». En cas de remontée sensible de cet indicateur, nous modifierions vraisemblablement notre allocation au profit des actifs monétaires et de la dette souveraine de bonne qualité. Des positions longues sur la volatilité implicite pourraient également être envisagées.
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