Le retour du risque européen
Cinq ans après, le risque européen fait son grand retour. Le Brexit et ses conséquences valent bien le risque grec, portugais et espagnol réunis.
Pour les investisseurs internationaux, l’Europe redevient cette région aux institutions inachevées, aux solidarités fragiles, à l’avenir nébuleux, aux dirigeants déconsidérés, aux démagogues triomphants. Entre appels tonitruants à d’autres référendums et élections acrobatiques déjà programmées, appelées à rythmer la vie publique comme autant de coups de gong du destin, comme en Espagne encore ce dimanche, le paysage géopolitique s’obscurcit de jour en jour.
La pression des migrants et l’antipathie foncière pour l’Union européenne de grands voisins comme la Russie ne feront qu’ajouter du brouillard à une scène qui en est déjà noyée. Nourrie par les effets funestes du scrutin britannique sur la croissance, une réappréciation défavorable du risque souverain est inévitable ; quant au risque bancaire, déjà incandescent dès vendredi, il va redevenir une constante très dommageable de la vie économique.
C’est dire si la responsabilité des Etats et des institutions de l’Union, dans la posture qu’ils adopteront vis-à-vis de la Grande Bretagne pour préserver les intérêts de leurs concitoyens tout en sauvegardant la cohésion du continent au-delà même de ses structures politiques, est immense. Car il y a tellement plus que des enjeux économiques derrière cette quête de la quadrature du cercle européen !
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