Le renforcement du FMI donne de l’air à l’Europe de l’Est
Les préparatifs du sommet du G20, qui ont déchaîné les passions, et la stratégie de sortie de crise économique et financière adoptée par les vingt pays les plus importants de la planète ont donné de l’air aux émetteurs souverains d’Europe de l’Est.
Malgré la récente vague de dégradations des économies de la région les plus fragilisées par la crise, le triplement des ressources du FMI à 1.000 milliards de dollars a permis de préserver le reflux des spreads des contrats d’échange contre le risque de défaut (CDS) entamé de début mars (voir graphique).
Après avoir flirté avec les 1.200 points de base à cette période, les CDS de la Lettonie ont reflué de 470 pb à 753 pb. Quelques jours après les mesures annoncées par le G20, Fitch avait pourtant abaissé ses notations, à l’instar de l’Estonie et de la Lituanie, d’un cran à « BBB+ ».
L’agence avait également dégradé un bon nombre de banques de l’Est, entre autres, russes et géorgiennes. De surcroît, elle a baissé les notes de banques d’Europe continentale exposées à la région, les banques autrichiennes n’ayant pas été épargnées.
La Russie, qui a vu sa Bourse rebondir de 30 % cette année, semble par ses mesures de relance économique avoir rassuré les investisseurs. Les CDS de la Russie enregistrent depuis octobre dernier un resserrement de 770 pb. Ils se traitaient hier à 380 pb.
Quant au cas particulier de l’Ukraine, la probabilité de défaut cumulée sur cinq ans qui avait atteint il y a quelques mois les 93 % n’est plus « que » de 75 % selon CMA Datavision. Divisés par deux, les CDS ukrainiens s’établissent tout de même encore autour des 2.300 pb.
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