Le régulateur européen des marchés publie ses règles définitives sur les ETF
L’Autorité européenne de régulation des marchés financiers (Esma) vient de publier les règles tant attendues sur les exchange-traded funds (ETF) et les fonds OPCVM (Ucits) utilisant des techniques de réplication d’indices ou de prêts de titres. La plupart des dispositions étaient déjà connues puisque l’Esma les avait soumises à consultation en janvier. Elles avaient été plutôt bien accueillies par les acteurs du marché alors que les débats sur les risques portés par les fonds indiciels cotés ont parfois été houleux.
Ainsi, pour la plus grande satisfaction des professionnels, l’Esma avait décidé de ne pas marquer la différence entre les différentes techniques de réplication des performances, physique ou synthétique. Les règles définitives publiées hier, veulent aider les particuliers à mieux identifier les ETF et donc les protéger contre leurs risques. Les ETF qui tombent dans la catégorie Ucits devront donc être identifiées comme «Ucits ETF».
Toujours dans le but de protéger les investisseurs, l’Esma demande à ce que les investisseurs soient systématiquement informés sur les «techniques de gestion du portefeuille», comme le prêt de titres, et leurs risques. Mais finalement, comme le souhaitaient les distributeurs d’ETF, le prêt de titres ne sera pas plafonné en pourcentage des actifs du fonds. Tous les revenus nets de ces activités devront par ailleurs être retournés au fonds et non à son gestionnaire. Quand un fonds prévoit des prêts de titres, à tout moment il doit être capable de remettre la main sur les titres prêtés et mettre fin à l’opération prévue, selon l’Esma. Cette obligation ne s’appliquera pas dans le cadre d’opérations de «repo» ou «reverse repo». Sur ce sujet, l’autorité a ouvert une consultation spécifique jusqu’en septembre.
Les règles publiées aujourd’hui précisent aussi que les fonds qui reçoivent du collatéral dans le cadre d’opérations de produits dérivés ou d’autres arrangements doivent s’assurer qu’il est de bonne qualité et d’origine suffisamment diversifiée. Par exemple, le fonds ne pourra pas recevoir plus de 20% de son collatéral d’une même contrepartie. Par ailleurs, les fonds Ucits qui sont investis dans des indices doivent fournir la méthodologie de calcul de ces indices.
Les règles publiées aujourd’hui et celles concernant le «repo» seront applicables deux mois après la publication de leurs traductions dans toutes les langues de l’Union sur le site internet de l’Esma.
Plus d'articles du même thème
-
Tim Cook annonce son départ d’Apple
L’emblématique président-directeur général d’Apple sera remplacé par John Ternus dont le nom circulait déjà depuis plusieurs semaines. -
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Les retards de paiement sont soumis au crash test de la facture électronique
Ellisphere note un repli du retard moyen à 15,3 jours en France au premier semestre. Une tendance qui reste fragile. -
Atos prévoit une nouvelle baisse de ses ventes cette année
L'entreprise vise désormais un repli organique de son activité après une chute de 11% au premier trimestre. Les dirigeants accusent la volatilité de l'environnement économique. -
Les revenus de Thales continuent à être tirés par la défense
Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a enregistré une croissance de 7,2% et engrangé plus de 4,6 milliards d'euros de nouvelles commandes. -
Abenex réalise le premier closing de son fonds Industries 9.0
La société de gestion indépendante vise à lever 150 millions d’euros pour ce premier véhicule dédié à la décarbonation des PME industrielles , suivant une stratégie « brown to green ».
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Groupama AM va sensibiliser les étudiants d’HEC Paris à la gestion d’actifs
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse