Le recul du PIB britannique au deuxième trimestre se confirme
La contraction de l’activité au Royaume-Uni au deuxième trimestre a été un peu moins forte qu’annoncé en première estimation, sans pour autant remettre en question un sombre panorama économique. L'économie britannique a sans doute renoué avec la croissance depuis fin juin, les entreprises ayant recouvré la production perdue d’un jour férié supplémentaire en juin, instauré pour le jubilée de la reine.
Le PIB britannique s’est contracté de 0,5% au deuxième trimestre, tant trimestriellement qu’annuellement, a annoncé vendredi l’Office national de la statistique. En première estimation, il avait été annoncé en contraction de 0,7% d’un trimestre sur l’autre, et la révision est conforme au consensus des analystes. La baisse de 0,5% du PIB entre avril et juin est toutefois la plus importante enregistrée depuis le premier trimestre de 2009. En outre, il s’agit du troisième trimestre consécutif de recul. «La nouvelle est un peu moins effrayante mais le bilan est à peu près le même : l'économie britannique a reculé sur trois trimestres consécutifs, a observé Vicky Redwood, chez Capital Economics, cité par Reuters. Etant donné le poids du resserrement budgétaire, la crise de la zone euro et l’endettement élevé du pays, nous doutons toujours qu’une reprise économique forte survienne».
La révision à la hausse de l’activité économique britannique au deuxième trimestre s’explique par la baisse moins prononcée que prévu du secteur de la construction et de la production industrielle. Néanmoins, la baisse de 3,9% de la production dans le BTP (-5,2% en première estimation) constitue la principale contribution négative au PIB. De leur côté, les dépenses de consommation ont baissé de 0,4% sur la période. Les exportations ont augmenté de 0,7% et les importations de 1,7%, mais la balance commerciale a retranché 1% au PIB, du jamais vu depuis le deuxième trimestre 1998.
Dans ce contexte, la livre sterling a touché un plus bas de deux semaines face à l’euro à l’annonce des chiffres du PIB, tandis que, sur les marchés de taux, le contrat septembre sur le gilt a grimpé. Certains investisseurs avaient parié sur une révision à la hausse encore plus importante. «Le Royaume-Uni fait face à des problèmes internes profondément enracinés et à une très sérieuse crise de la dette au dehors, et c’est pourquoi la guérison de l'économie se révèle être un lent et difficile processus», a déclaré un porte-parole du ministère des Finances après la publication du PIB.
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