Eric Vergnaud, responsable économies OCDE, direction des études économiques, BNP Paribas
Publié le
Laure Closier
L’Agefi: Le Panel change envisage une baisse de l’euro / dollar à trois mois à 1,21. Est-ce votre position ?
Eric Vergnaud: Récemment, les interrogations sur la qualité et l’ampleur de la reprise américaine ont progressivement primé sur les incertitudes européennes et la baisse de l’euro contre dollar a marqué une pause. Après être tombée sous 1,20 au début de juin, la parité euro/dollar est repassée au-dessus de 1,25 au début de juillet. Toutefois, le recul de l’euro pourrait reprendre à relativement court terme. La persistance très probable de tensions sur la dette souveraine des pays périphériques de l’Union économique et monétaire (UEM) devrait continuer de peser sur les investissements en euros. Par ailleurs, la monnaie européenne devrait de nouveau souffrir des écarts de croissance entre les Etats-Unis et la zone euro. Le PIB pourrait progresser de 3% tant cette année qu’en 2011 outre-Atlantique, contre respectivement entre 1% et 1,5% puis nettement moins de 1% dans l’UEM, où les mesures de consolidation budgétaire devraient freiner la demande intérieure. Dans ces conditions, l’euro repasserait sous 1,20 dollar avant la fin de l’été.
Quelles sont vos prévisions sur la livre ?
La formation du nouveau gouvernement et la présentation du budget extraordinaire ont permis la levée des incertitudes au Royaume-Uni, ce dont a profité le sterling tant vis-à-vis du dollar que de l’euro. Toutefois, ces effets d’annonce ont commencé à se dissiper et la livre devrait reprendre sa baisse contre le dollar et l’euro. Le caractère procyclique des mesures de consolidation budgétaire fait peser un risque substantiel sur la croissance britannique, au moment même où la reprise mondiale commence à montrer des signes d’essoufflement.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
Deux salles, deux ambiances mais un point commun: une crise de gouvernance et une bataille rangée. Chez la Mutuelle des métiers de la justice (MMJ) comme chez Just, des difficultés stratégiques d'origines différentes font imploser un «modèle» de gouvernance mutualiste unique en son genre.
Le producteur d'ingrédients culinaires a obtenu un refinancement transfrontalier de plus de 2 milliards d'euros. L’opération montre la confiance des investisseurs envers Solina mais témoigne également d'un changement de stratégie de la part du sponsor Astorg, qui avait tenté de vendre l'entreprise l'année dernière.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche