«Le QE de la BCE n’a fait qu’accentuer la dépréciation de l’euro»
Jean-Luc Proutat, responsable des économies de l’OCDE à la direction des études économiques de BNP Paribas
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
- L’Agefi : Le QE de la BCE a-t-il produit tous ses effets à la baisse sur l’euro ?
- Jean-Luc Proutat : Alors qu’il n’a pas encore véritablement démarré, sa contribution reste difficile à isoler. Ce qui est sûr, c’est que le retournement à la baisse de la monnaie unique date d’avant. Il remonte à juin 2014, lorsque la BCE a décidé de taxer les dépôts constitués auprès d’elle, tout en prêtant à quatre ans à des taux proches de zéro. Les flux d’investissements de portefeuilles dirigés vers l’Union européenne se sont alors inversés, faisant place à des sorties nettes ; l’euro s’est déprécié. Le «QE», dès lors qu’il était anticipé, n’a fait qu’accentuer ce mouvement. Les rachats officiels de titres d’Etat, qui démarrent en mars, devraient l’entretenir.
- La hausse du dollar est-elle inquiétante pour l’économie américaine ?
- Celle-ci est beaucoup plus internationalisée que ne le suggère le faible poids des exportations dans le PIB (14%), les échanges intragroupes y occupent une grande place. Dès lors que l’appréciation du dollar entraîne celle des monnaies qui lui sont liées, c’est toute la base de production américaine qui se renchérit, qu’elle soit ou non localisée aux Etats-Unis. Le yuan chinois a, par exemple, gagné plus de 20% contre euro depuis huit mois, ce qui est considérable. La plupart des grandes sociétés indiquent une pression sur leurs chiffres d’affaire et leurs marges, ce qui pourrait freiner l’investissement. Face à cela, la consommation des Américains demeure toutefois robuste, et se trouve même dopée par la baisse des prix du pétrole. L’effet de la hausse du dollar est donc atténué. Mais on aurait néanmoins tort de le tenir pour négligeable.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l'IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Le fonds de dotation qui finance la fondation britannique de recherche et d'innovation Nesta a transféré un portefeuille en gestion passive d'actions internationales de 120 millions de livres.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions