Pour un investisseur obligataire européen, les marchés internationaux apparaissent aujourd’hui intéressants pour capter des rendements plus élevés.
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A. Wannesson-Raynaud, Schroders
Les taux des emprunts d’Etat étaient déjà bien faibles, mais l’annonce d’un QE n’a fait que renchérir encore l’obligataire souverain européen. La courbe des taux allemands en est l’exemple extrême: avec des taux négatifs jusqu’à 6 ans d’échéance, les taux allemands à 15 ans peinent à dépasser 0,5% ! De fait, le déséquilibre offre/demande sur le marché du souverain allemand devrait encore s’accentuer: le QE de la BCE va accroître la demande pour les emprunts d’Etat allemands, tandis que le budget allemand qui devrait finir l’année en excédent va tarir l’offre de titres. De quoi alimenter le dilemme des investisseurs obligataires en quête de rendement …
Outre la baisse des taux, l’un des principaux canaux de transmission de la politique monétaire européenne reste celui du taux de change. Sur ce point, la BCE a déjà rencontré un franc succès avec une parité euro/dollar passée de 1,30 à 1,13 en quelques mois seulement. Ainsi, pour un investisseur obligataire européen, se tourner vers les marchés internationaux apparaît aujourd’hui intéressant pour aller capter des rendements plus élevés. Même après le rallye récent, les taux américains offrent un supplément de rendement de près de 200 points de base et aussi potentiellement un effet devise favorable, venant s’ajouter au différentiel des taux d’intérêt.
On peut également pousser plus loin cette diversification obligataire vers le monde émergent. Pour n’en citer que quelques-uns, le Brésil, l’Indonésie, l’Inde ou l’Afrique du Sud sont des pays qui offrent des rendements intéressants et des fondamentaux solides sur fond de stabilisation des paiements courants, décélération de l’inflation et début de cycle d’assouplissement de politique monétaire.
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