Le projet de référendum britannique sur l’Europe ne fait pas l’unanimité
Londres ne peut pas choisir à sa guise les seules contraintes qui lui conviennent du fait de son appartenance à l’Union européenne, s’est inquiété le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, après l’annonce du Premier ministre britannique David Cameron de vouloir soumettre à référendum, après 2015, la question de l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE, s’il gagne les élections législatives. Lui-même entend mener campagne en 2015 en promettant une renégociation des termes de l’appartenance de la Grande-Bretagne, solution qu’il privilégie à une sortie pure et simple. La crise de la dette dans la zone euro, à laquelle la Grande-Bretagne n’appartient pas, est une des principales raisons de l’exigence d’une renégociation.
Ce projet suscite de nombreuses critiques et inquiètudes, au sein même du Parti conservateur, ou chez ses alliés du Parti libéral démocrate. La simple perspective d’un référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne au sein de l’Union européenne aura des conséquences négatives pour la fragile reprise de l'économie britannique, a ainsi estimé le vice-Premier ministre Nick Clegg. Un argument publiquement repris par plusieurs dirigeants de grands groupes britanniques, dont Martin Sorrel, le président de WPP.
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