Le projet de budget de la Maison Blanche se veut résolument optimiste
Barack Obama a livré lundi sa feuille de route budgétaire de fin de mandat. «Les réalités budgétaires auxquelles nous faisons face imposent des choix difficiles», a déclaré le président américain dans un message aux élus du Congrès. «Dix ans de déficits, aggravés par les effets de la récession et les mesures que nous avons dû prendre pour en sortir, (...) nous ont placés sur une trajectoire intenable. C’est pourquoi mon budget trace la voie qui permettra de rembourser nos dettes», a-t-il ajouté.
Le projet de budget pour 2012 prévoit la contraction du déficit fédéral de 1.100 milliards de dollars (environ 800 milliards d’euros) sur dix ans, grâce à une baisse des dépenses pour deux tiers et à une hausse des recettes pour le tiers restant. 400 milliards de dollars seront économisés grâce au gel des dépenses discrétionnaires non sécuritaires. Sur le seul exercice 2012, cette mesure représentera 33 milliards de dollars.
Alors que la Maison Blanche table sur un déficit record de 1.645 milliards de dollars sur l’exercice fiscal en cours (clos le 30 septembre 2011), soit 10,9% du PIB, l’objectif consiste à le ramener à 1.101 milliards de dollars en 2012 (7% du PIB) puis à 607 milliards de dollars en 2015 (3,2% du PIB). Entre-temps, Barack Obama entend bien honorer l’engagement pris devant le G20, à savoir une division par deux du déficit par rapport au niveau enregistré au début de son mandat.
Ces objectifs reposent sur des projections optimistes. Une position que la Maison Blanche défend face à des analyses jugées «trop pessimistes» faisant état de séquelles permanentes infligées à l'économie par la crise financière. De fait, l’administration Obama anticipe une croissance de 3,6% en 2012, puis 4,4% en 2013 et 4,3% en 2014, là où une étude réalisée par Blue Chip prévoit 3,3% en 2012 puis un ralentissement à 2,8% d’ici 2014. Avec un tel niveau de croissance, le déficit du PIB atteindra 4,4% du PIB contre 3,6% pour l’hypothèse officielle.
Pour Standard & Poor’s, il s’agit d’un «premier pas dans la bonne direction» même s’il ne constitue pas un remède définitif pour les finances américaines et que son passage devant le Congrès risque de le mettre à mal. De longues tractations sont en effet à prévoir entre démocrates et républicains.
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