Le projet de base de données consolidée européenne refait surface
Le projet de base de données consolidée des transactions effectuées sur les marchés actions européens semble prendre corps. Dans une lettre, rendue publique hier, la société britannique, The Coba Projet, propose aux Bourses, plates-formes alternatives, banques d’investissements, courtiers et distributeurs de données, de se mettre d’accord sur un schéma d’organisation de la publication des données.
The Coba Project a été lancé il y a moins d’un an par deux vétérans du marché, Graham Dick, ancien patron de Chi-X Europe et Mark Schaedel, ancien responsable des données de marché chez Nyse Euronext. Les deux professionnels veulent tirer les leçons de la mise en œuvre de la directive MIF en 2007. Depuis cette date, les lieux d’échanges se sont multipliés, au point qu’il n’est pas évident d’avoir une vue d’ensemble des transactions qui sont réalisées, sur les différents marchés, et de gré à gré.
L’industrie a été invitée à s’emparer du sujet mais en vain car le modèle économique est difficile à trouver. A Bruxelles, les législateurs se penchent sur le projet dans le cadre de la révision de la directive MIF. «Si l‘industrie ne propose pas de solution à ce problème, c’est le régulateur qui va l’imposer, explique Graham Dick à L’Agefi. C’est le moment pour l’industrie de s’engager».
Concrètement, The Coba Project propose d’établir un administrateur de base de données qui superviserait les vendeurs. Ceux-ci fourniraient des bases de données pré et post-négociation. Celles-ci seraient vendues à un prix pré-défini et «raisonnable» aux utilisateurs. Les revenus seraient ensuite redistribués, par les soins de l’administrateur, aux plates-formes d’échanges à l’origine des informations.
Pour lancer la première phase du projet au deuxième trimestre 2013, The Coba Project appelle les plates-formes d’échanges et les potentiels vendeurs de données à valider son modèle de distribution des revenus ainsi que les standards de diffusion des données qui seront utilisés (l’industrie vient de finaliser une proposition de standards).
«Si on a quatre ou cinq Bourses, trois ou quatre plates-formes alternatives (MTF) et des représentants du buy-side et du sell-side, on aura une bonne base», estime Graham Dick. Certains pourraient cependant attendre la fin des négociations sur MIF 2. «Tout le monde étudie de très près la réglementation mais personne ne va se positionner maintenant», avance un connaisseur du dossier.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque Populaire de Chine franchit une étape dans l’internationalisation du renminbi
Pas à pas, la Chine s’insère dans les marchés financiers internationaux. Elle vient ainsi de prendre de nouvelles mesures de politique monétaire qui ouvrent l’usage de sa monnaie et alignent les pratiques de la PBoC sur celles des autres grandes banques centrales. -
Les Etats-Unis ont moins créé d'emplois que prévu en juin
Les créations de postes sont ressorties à 57.000 le mois dernier et elles ont été révisées à la baisse au titre du mois de mai. -
PARTENARIATDette émergente : d’une allocation tactique à un pilier stratégique des portefeuilles
Longtemps considérée comme une allocation de niche, la dette des marchés émergents a profondément évolué. Amélioration des fondamentaux, diversification accrue et rendements attractifs redéfinissent aujourd’hui son rôle dans l’allocation d’actifs. Dans un environnement marqué par l’incertitude, cette classe d’actifs s’impose progressivement comme une composante stratégique, à condition d’en saisir la complexité et d’adopter une approche active et sélective. -
L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) lance une consultation sur les implications opérationnelles du règlement IA pour les banques et compagnies d’assurance. La notion nouvelle d’éthique algorithmique, introduisant de nouvelles dimensions de non-discrimination des personnes physiques, remet en cause certaines pratiques du secteur. -
Le mois de juin, véritable crash test de la réforme de la facturation électronique
Selon le baromètre Generix, près de 9 entreprises sur 10 considèrent ainsi qu’elles seront certainement ou probablement prêtes au 1er septembre 2026. Seules 10,5% déclarent encore qu’elles ne seront pas sur la ligne de départ. -
L’émission inaugurale de HelloFresh baisse dans les premiers échanges
L’obligation émise par le spécialiste des repas livrés à domicile chute sur le marché secondaire après avoir reçu une faible demande. Les investisseurs se montrent de plus en plus prudents.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Rcube Asset Management obtient son agrément MiCA
Contenu de nos partenaires
-
Pharmacie : cet accord avec les Etats-Unis qui pourrait coûter près de 45 milliards de livres au Royaume-Uni
Signé en décembre 2025, le traité entre les deux pays a permis aux Britanniques d’éviter jusqu’à 100 % de taxes douanières sur leurs exportations de médicaments outre-Atlantique. En contrepartie, le Royaume-Uni doit augmenter ses dépenses en innovation pharmaceutique, ce qui pourrait réduire les moyens consacrés aux services de santé essentiels. -
PschittLa motion de censure mort-née des Ecologistes
Le Rassemblement national a déjà déclaré qu'il ne soutiendra pas cette initiative, privant ainsi la gauche de toute majorité -
TribunePas de progrès technologique sans transparence ni sécurité – par Pierre-Antoine Vacheron
Face à l’explosion des paiements pilotés par l’intelligence artificielle, les premières transactions agentiques en Europe posent une question cruciale sur la confiance et la transparence des nouvelles technologies