« Le potentiel de rebond de la monnaie unique reste limité »
Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC
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Tan Le Quang
L’Agefi : l’accalmie sur la Grèce constitue-t-elle un facteur de soutien solide à l’euro ?
Jean-Louis Mourier : A court terme, un rebond de l’euro face au dollar est pleinement justifié par la diminution des craintes sur la capacité de la Grèce à faire face à ses obligations financières. De fait, la baisse de la monnaie unique face au billet vert avait été en partie motivée par ces craintes et par leurs répercussions sur la viabilité de la zone euro elle-même… Même en cas de règlement définitif de la crise grecque et en l’absence de diffusion de la crise à d’autres pays de la zone euro, le potentiel de rebond de la devise européenne reste limité. La sortie progressive de crise, que consacreront les banques centrales en annonçant leur volonté de normaliser lentement leurs politiques monétaires ces prochains mois, devrait se traduire par un retour à l’examen de fondamentaux plus «classiques» des taux de changes, qui favorisera le dollar.
La chute de la livre face à la monnaie unique est-elle partie pour s’intensifier ?
Ces prochains mois, les évolutions du taux de change de la livre dépendront des sondages pratiqués en vue des prochaines élections autant que des fondamentaux économiques. La devise britannique devrait, par conséquent, se révéler particulièrement volatile. Les statistiques économiques devraient rester erratiques pendant encore quelques temps, impliquant des fluctuations dans les anticipations de politique monétaire anglaise. Parallèlement, les sondages politiques et les déclarations des principaux responsables des principaux partis politiques seront aussi analysés par les investisseurs à la lumière de la nécessaire réduction des déficits publics du Royaume-Uni.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
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