« Le potentiel de baisse supplémentaire des taux longs paraît limité »
Hélène Baudchon, économiste chez Crédit Agricole
Publié le
Laure Closier
L’Agefi: Votre prévision à six mois pour les taux à 10 ans de la zone euro sont au-dessus de la moyenne (3,06 %), pourquoi ?
Hélène Baudchon: Les taux longs sans risque sont actuellement anormalement bas, du fait de l’importante aversion pour le risque. Cependant, beaucoup de mauvaises nouvelles, dont le risque de reprise en W (douple dip), sont déjà intégrées tandis que les marchés obligataires paraissent moins bien préparés à un scénario plus positif. Le potentiel de baisse supplémentaire des taux longs paraît limité (sauf importante rechute des marchés actions), tandis que le risque haussier est plus grand. D’ici à la fin de l’année, nous nous attendons à une dissipation des inquiétudes actuelles. Et d’autre part à ce qu’un retournement du sentiment de marché provoque un recalage rapide et significatif des taux à 10 ans de la zone euro (à 3,55 %) sur des niveaux plus en ligne avec nos anticipations de croissance, d’inflation et de politique monétaire.
Quelles sont vos prévisions pour les taux directeurs américains et européens d’ici à fin 2010 ?
D’ici à la fin de l’année, nous nous attendons à ce que la Fed et la BCE prolongent le statu quo sur leurs taux directeurs. Ce maintien à leurs niveaux exceptionnellement bas pour encore au moins six mois est pleinement justifié par les conditions économiques listées par la Fed (niveau élevé du chômage, inflation contenue, anticipations d’inflation ancrées) auxquelles s’ajoutent le peu d’appétit pour le risque, la faiblesse du crédit et la restriction budgétaire qui se dessine. Les risques associés à une politique monétaire aussi longtemps accommodante (dérapage de l’inflation, formation de bulles) sont minimes tandis que les risques baissiers sur la croissance restent grands.
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