Le Portugal passe avec succès l’examen trimestriel de la «Troïka»
Face aux déboires de la Grèce, Lisbonne se targue d'être le bon élève des pays sous assistance internationale. Le pays a passé avec succès le sixième examen trimestriel mené par la mission d’inspection de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, a annoncé hier le ministre des Finances Vitor Gaspar, tout en ajoutant que les risques économiques demeuraient élevés. Ce satisfecit a été obtenu à l’issue d’une mission qui aura duré seulement une semaine.
Les créanciers internationaux du pays, maintenu à flot depuis l’an dernier par un plan d’aide international de 78 milliards d’euros, tout comme le gouvernement portugais, anticipent une contraction de 1% en 2013 après un recul du produit intérieur brut (PIB) estimé à 3% pour cette année. Ces projections sont inchangées par rapport à celles contenues dans les conclusions de la précédente mission d’inspection, qui était intervenue en septembre.
Dans un communiqué conjoint, les trois bailleurs de fonds (BCE, UE, FMI) ont estimé que le programme était dans l’ensemble sur la bonne voie en dépit de forts vents contraires, reprenant une formulation déjà employée dans les rapports précédents. «La montée du chômage, la baisse des salaires et l’incertitude pèsent sur la confiance, tandis que la récession en zone euro commence à faire pression sur les dynamiques d’exportation», a souligné la «Troïka».
Lors d’une conférence de presse, Vitor Gaspar a précisé que les inspecteurs de la mission recommanderaient le versement d’une nouvelle tranche de 2,5 milliards d’euros, notant que ces derniers avaient confiance en la capacité du Portugal à respecter le plan de marché défini lors de l'élaboration du plan d’aide, dont la finalité est de permettre au pays de faire son retour sur le marché des capitaux en 2013.
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a ainsi jugé que cette dernière évaluation augurait bien de ce retour.
Parmi les objectifs retenus dans le plan, le Portugal doit ramener son déficit budgétaire à un total représentant 5% du PIB en 2012, ratio qui doit ensuite revenir à 4,5% en 2013. Ces objectifs avaient été révisés à la baisse lors de la cinquième évaluation, en septembre.
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français