Le Portugal anticipe sur le remboursement de ses échéances d’avril et juin
La semaine dernière, les tensions sur la dette portugaise se sont encore renforcées. Le rendement à dix ans a atteint un niveau record à 7,361% le 9 février, ce qui a contraint la Banque centrale européenne à reprendre ses achats de titres sur le marché. Elle détiendrait à présent environ 20 milliards d’euros d’obligations souveraines portugaises.
Alors que les investisseurs s’inquiètent de la capacité du Portugal à refinancer deux lignes importantes arrivant à maturité au printemps, l’agence du Trésor a décidé de prendre les devants. Elle va mener mercredi prochain une enchère inversée sur les obligations arrivant à échéance en avril et en juin 2011. Ces lignes représentent 4,5 milliards et 4,9 milliards d’euros respectivement. Le Portugal va ainsi éviter de rembourser d’un coup l’intégralité de ces deux émissions et donc de devoir se refinancer à cet effet. Il s’agit de «lisser le remboursement de ces obligations, explique un stratégiste taux. Le Portugal avait déjà mené une opération similaire en mai dernier qui avait abouti au rachat d’environ un milliard d’euros de titres».
Le Portugal a les moyens de procéder à ce rachat grâce à sa récente émission obligataire. En début de semaine dernière, il a levé par syndication 3,5 milliards d’euros à cinq ans pour un taux absolu de 6,457 %. A titre de comparaison, les deux lignes qui arriveront à maturité en avril et en juin affichent des coupons de 3,2% et 5,15% respectivement.
«Si c’est un succès, l’opération soulagerait un peu les pressions sur la gestion à court terme de la dette du pays», estiment les stratégistes de Barclays Capital.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo surenchérit sur Castlelake pour mettre la main sur easyJet
Le fonds américain a fait une proposition légèrement supérieure à celle de son concurrent valorisant la compagnie aérienne à 5,7 milliards de livres. -
Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
La réalisation des objectifs financiers fixés à l’horizon 2028 dépendra en grande partie de la capacité du groupe franco-néerlandais à maîtriser ses dépenses en kérosène. -
La lutte fait rage entre les transporteurs à bas prix en Europe
En dehors des poids lourds Ryanair, EasyJet et Wizz Air, ce segment de marché attire les compagnies traditionnelles qui convoitent une part plus importante de la clientèle touristique. -
Les règles du secteur aérien divergent des deux côtés de l’Atlantique
Alors que le marché américain a connu une libéralisation précoce, l’Union européenne a mis en place un arsenal réglementaire destiné à mieux protéger les voyageurs. -
Les fonds actions zone euro petites et moyennes capitalisations à la loupe #174
Les PME de la zone euro ayant particulièrement subi les conséquences de la crise au Moyen-Orient, celles-ci ont vu leurs performances s'effondrer. -
L'Agefi Actifs - Juillet-Août 2026
Tous les mois, Actifs, le magazine de la gestion de patrimoine de L’Agefi, donne la parole à un professionnel du secteur, décortique les sujets d’actualité à travers une grande enquête et des dossiers thématiques et esquisse le portrait d’une personnalité. Sans oublier nos précieux «Cas pratiques».
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
Sur la route du Tour avec Macron (5/13)Du raz-de-marée de 2017 au crash des municipales 2026, l'échec du macronisme à s'implanter localement
SERIE (5/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton va de Hagetmau (Landes) à Bordeaux (Gironde). -
947 millions en 2025 : dopées par l’IA, les fraudes à l’assurance se multiplient
Selon l'Agence de lutte contre la fraude à l'assurance (Alfa), les fraudes à l’assurance ont augmenté de près de 5 % l'année dernière, portées par les arnaques aux mutuelles et aux contrats de prévoyance -
Otan : la rhétorique de Trump contamine doucement la population américaine
La confiance dans l’Alliance atlantique s'érode aux États-Unis où, sous l’influence de Donald Trump, 43 % des Américains doutent désormais d'un soutien européen en cas d’attaque