Le plan d’aide à la Grèce reste suspendu au vote de trois pays
Les obstacles à la mise en œuvre du nouveau plan de sauvetage à la Grèce tombent peu à peu. Le Bundestag a approuvé hier la nouvelle enveloppe d’aide à la Grèce de 130 milliards d’euros, décidée la semaine dernière alors que la Chancelière Angela Merkel a déclaré que les risques encourus si l’Union laissait la Grèce s’enfoncer encore dans la crise seraient «incalculables».
Un sondage publié dans la presse allemande assurait que 62% des Allemands souhaitaient voir leurs élus rejeter le plan contre 33% en faveur d’un vote positif. Finalement, 496 députés ont voté pour le plan, 90 contre et cinq se sont abstenus. Le vote est loin d’avoir été aussi serré que lors de l’adoption du renforcement des moyens du Fonds européen de stabilité financière (FESF) en septembre dernier. Pas moins de 15 députés s’étaient alors désolidarisés du gouvernement et les mesures n’avaient été adoptées qu’avec cinq voix de plus que nécessaire.
Alors que l’Estonie a validé l’enveloppe de secours la semaine dernière, les élus des Pays-Bas et de la Finlande doivent se prononcer mercredi prochain. Quant aux députés italiens, ils ne connaissent pas encore la date de leur vote. Les débats s’annoncent cependant moins houleux qu’à l’automne. La Slovaquie, qui ne pesait que pour 1,1% des garanties au FESF, avait manqué de faire tout capoter en rejetant d’abord le texte traduisant l’accord du 21 juillet.
Les discussions seront plus vives sur la consolidation des pare-feu européens. La question pourrait être abordée lors du sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de cette semaine même si aucun accord n’est attendu sur ce point. La Chancelière a assuré qu’«il n’y avait pas de besoin d’augmenter la capacité des fonds», évoquant la détente des taux souverains depuis l’injection de liquidité à trois ans de la BCE de décembre. La combinaison du MES et du FESF, pourtant espérée par les membres du Fonds monétaire international, est toujours débattue. Hier, Standard & Poor’s a changé la perspective de la note AA+ du FESF à «négative». L’agence explique qu’elle ne croit plus à une augmentation des garanties fournies par les Etats européens.
En revanche, Angela Merkel a déclaré qu’elle était prête à accélérer l’injection de capital au Mécanisme européen de stabilité (MES) en déboursant 11 milliards d’euros cette année, si les autres pays européens suivent ce mouvement.
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