Le pic de volatilité actions est probablement passé
2011 n’est pas 2008. Comparée aux autres classes d’actifs, la volatilité de l’Euro Stoxx 50 est assez chère
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Daniel Roy, Credit Suisse
Mi-juillet, l’environnement macroéconomique nous semblait trop troublé pour justifier la faible volatilité implicite (VI) observée alors. Depuis lors, la VI 1 an de l’Euro Stoxx 50 a significativement progressé, passant de 23% à 35% fin septembre. Cette mesure reste toutefois bien en dessous du sommet de 45% atteint en 2008. Nous pensons que cette marque ne sera pas atteinte.
Il nous semble en effet avoir vu, fin septembre, des traces de capitulation présageant habituellement d’un point bas. En Europe, l’évolution des positions ouvertes indique que les investisseurs se sont couverts en utilisant des futures plutôt que des options. Avec une volatilité implicite élevée, les gestionnaires ont préféré neutraliser totalement leurs positions, lorsqu’ils le pouvaient, plutôt que de dépenser de la prime afin de conserver une exposition au marché actions. C’est d’autant plus vrai que la probabilité d’un rebond durable paraissait assez faible, des risques nouveaux apparaissant (défauts en Eurozone, taxation des résultats).
Il existe également des différences fondamentales avec la situation prévalant il y a trois ans. Les bilans bancaires sont allégés. La crise actuelle s’est déroulée sur plusieurs mois et peu d’intervenants semblent avoir été pris par surprise. Nous n’avons pas vu d’achat panique de volatilité. L’environnement, certes très agité, n’a pas été chaotique. Les stratégies de trading de volatilité, comme le Credit Suisse Global Carry Selector, en hausse de 5% sur le 3e trimestre et de 34% durant 2011, ont même bien performé. Enfin, la VI de l’Euro Stoxx 50 apparaît plus chère comparée à celle d’autres classes d’actifs (devises, matières premières, taux). Il se pourrait donc bien que le pic de volatilité soit déjà derrière nous.
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