Le Parlement grec approuve une nouvelle année d’austérité
En validant le budget 2011 mercredi soir, le Parlement grec a accepté la poursuite de la cure d’austérité menée par le gouvernement. Le déficit budgétaire devra passer de 9,5 % fin 2010 à 7,4 % en 2011 grâce à une large baisse des dépenses. Le texte de loi prévoit notamment une réduction des salaires dans les entreprises publiques, un programme d’amélioration de la transparence et de la performance financière de ces sociétés et une augmentation de taux réduit de TVA, de 11 à 13%. Les efforts à réaliser seront d’autant plus lourds que le pays se trouve dans une situation économique difficile. Pour 2011, le gouvernement table sur une contraction de 3% du PIB après un recul de 4,2% de l’activité cette année. Le taux de chômage, de 12,1% cette année, devrait atteindre le niveau record de 14,6% l’an prochain.
En échange de ce régime strict, l’Union européenne et le Fonds monétaire international ont consenti un prêt global de 110 milliards d’euros sur trois ans. En début de semaine, le FMI a approuvé le déblocage de 2,5 milliards d’euros pour la troisième tranche de son aide. Un peu plus tôt, l’institution internationale avait en effet estimé, que le gouvernement «a fait de bons progrès». «Après six mois d’efforts intenses, il y a des signes d’amélioration de la compétitivité (...) et de la situation budgétaire du pays à long terme», a indiqué le FMI dans une note.
Mais le pays n’est pas au bout de ses peines car de nouvelles réformes sont encore nécessaires. Le gouvernement a décidé de reporter à début 2011 un projet de loi prévoyant l’ouverture de 150 professions fermées (avocats, notaires, dentistes, etc.) qui bénéficient d’un numerus clausus à l’entrée et d’une exclusivité territoriale. Ce texte est «essentiel pour améliorer la compétitivité du pays.(…) Il faut comprendre que, dans un pays relativement peu industrialisé, ces professions jouent un rôle économique (et social) autrement plus significatif que dans un pays plus industrialisé», soulignent les économistes d’Aurel.
Le contrat de protection contre le risque de défaut de la Grèce a augmenté de 27 points de base (pb) à 1.008 pb. Les obligations d’Etat à dix ans se sont tendues de 7 pb à 12%, sachant que les volumes sont quasiment nuls à l’approche de Noël.
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