Le Panel Crédits porté par un regain d’optimisme

Les spreads de crédit se sont resserrés pendant l'été, les investisseurs poursuivant leur quête de rendement sur la dette corporate
Krystèle Tachdjian

L’indice iBoxx (un indicateur de l'évolution des taux des obligations privées en zone euro) sur les non-financières s’est resserré de près de 40 points de base depuis la fin du mois de juin pour se chiffrer à 128 points de base, tandis que l’indice iBoxx sur la dette bancaire senior européenne s’est resserré de 33 points à 145 points de base.

«Les spreads se sont resserrés pendant l’été, les investisseurs ont en effet poursuivi leur quête pour le rendement», expliquent les analystes de CA CIB.

Portés par les espoirs d’intervention de la Banque centrale européenne, les panélistes semblent écarter un scénario catastrophe pour l’avenir. 65% d’entre eux anticipent en effet une stabilité des spreads de crédit en septembre.

Les pessimistes sont moins nombreux qu’au début du mois de juillet. Ils sont 10% à prévoir des tensions sur le marché du crédit contre 22% auparavant. Quant aux gérants de CM-CIC et de La Française AM, ils ont relevé leur perspective à un mois de négatif à neutre.

Les contributeurs ne sont plus que 10% à sous-pondérer la classe d’actifs des obligations corporates alors que début juillet ils étaient encore 22%. Début juin, ils étaient même 35% soit un niveau record depuis janvier 2009.

60% des gérants interrogés affichent aujourd’hui une position neutre au crédit contre la moitié auparavant. Enfin 30% sont à surpondérer contre 28% début juillet. Ces mouvements se reflètent du côté de CM-CIC, JPMorgan AM, La Française AM, qui ont tous les 3 abandonné leur stratégie de sous-pondérer le crédit pour redevenir neutre. Axa IM est quant à lui passé de neutre à surpondérer. A l’inverse, CCR AM est passé de surpondérer à neutre.

Signe d’un regain de confiance de la part des gérants, la part du cash dans les portefeuilles a été fortement réduite depuis le début du mois de juillet. Ainsi, les liquidités représentent désormais 3,90% des fonds contre 7,26% début juillet, ce qui avait alors marqué un point haut depuis janvier 2009.

A titre d’exemple, la Banque Postale a fortement réduit sa part de cash qui est passée de 20% à 10% tandis que CCR AM l’a ramenée de 15% à 7%, et JPMorgan de 12,9% à 3,3%. Natixis AM a même supprimé sa part de cash, qui passe de 3% à 0%.

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