Le « Panel crédits » montre des signes de nervosité
La moitié des participants sont désormais neutres sur la classe d’actifs. La proportion de cash a fortement augmenté alors que la duration chute
Publié le
Laure Closier
La confiance sur le crédit se disloque depuis le mois de mars. La tendance à la surexposition sur la classe d’actifs continue clairement à baisser en juin. Le nombre de panélistes à choisir la surpondération est désormais à quasi égalité avec ceux qui sont neutres (50% contre 43,75%).
Pour rappel, il y a trois mois, ils étaient 78% à être surexposés sur le crédit, 66% en avril, puis 57% en mai. En cause bien sûr la situation très tendue sur les souverains européens, qui crée un climat de suspicion sur la santé des bancaires.
Le marché primaire du crédit européen est d’ailleurs quasiment à l’arrêt complet depuis un mois. La dernière émission corporate en euros date du 5 mai avec Aéroport de Paris. Selon les chiffres de Thomson Reuters, l’activité mondiale a quant à elle a chuté de 58% en mai par rapport à avril, la ramenant à son niveau d’octobre 2008. Dans ce contexte CCR AM, plus pessimiste que les autres, est le seul à sous-pondérer la classe d’actifs.
Côté spreads, les perspectives à un mois sont toujours majoritairement neutres (50%). La tendance n’est pas très optimiste pour les conditions de crédit. Ils ne sont plus que 37,5% à anticiper un resserrement contre 72% en mars dernier. Dexia AM et CM-CIC AM sont négatifs pour le mois de juin, le second restant cohérent avec sa position de mai. Il faut dire que le contexte du mois dernier n’engage pas à la confiance.
L’indice iTraxx Crossover qui suit l’évolution du coût de la protection contre le risque de défaut des émetteurs les plus risqués en Europe s’est fortement tendu en mai. Il s’est écarté de 139 points de base (pb) entre le 20 avril et le 28 mai, atteignant un record de tension le 25 mai avec un niveau de 627 pb. Globalement les panélistes ont gardé leur position de mai pour juin. Seuls LCF Edmond de Rothschild et Lazard Frères changent d’avis. Le premier pour rejoindre le groupe des neutres, le second à l’inverse pour passer de neutre à positif.
Signe des craintes des sociétés de gestion sur le crédit, le pourcentage de cash présent dans les portefeuilles a drastiquement augmenté. De 3,05 % en moyenne en mai, il atteint désormais 5,95%. Ils sont en effet 56% à avoir accru leur part. Certains de manière très importante comme LBP AM qui est passé de 7 à 20%, DWS de 3 à 12 % et CM CIC AM de 4 à 9%.
Toujours en raison d’une altération de la confiance, la duration moyenne de crédit se réduit en juin à 3,82 par rapport à mai à 4,13. Le mois dernier elle avait augmenté. En juin, près de la moitié des panélistes ont baissé leurs prévisions de duration faisant bien sûr chuter la moyenne.
Inflexibles sur leurs catégories de notation préférée depuis plusieurs mois, les gestionnaires d’actifs favorisent toujours le «BBB». Ils sont même de plus en plus nombreux à choisir ce rating, 62,5% en juin, contre 50% en mai.
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