Le Panel Crédits augmente sa part de cash en portefeuille
Les perspectives des gérants du Panel Crédits s’assombrissent un peu. Ils sont désormais plus de 15 % à anticiper des tensions sur les spreads de crédit contre 10% le mois dernier. La Française AM a ainsi choisi d’abaisser sa perspective de neutre à négative tout comme Schroders. Les gérants de M&G Investments se montrent quant à eux un peu plus prudents en affichant à présent une position neutre alors qu’elle était positive auparavant. Regain d’optimisme en revanche pour CM-CIC AM qui a changé son opinion de négative à positive et pour Natixis AM qui passe de neutre à positif.
Malgré ces évolutions, l’appétit des contributeurs pour la classe d’actifs des obligations corporates ne se dément pas, et continue même de se renforcer. Plus de 70% d’entre eux sont à surpondérer contre la moitié le mois dernier, et seulement 30% début juillet. Ainsi, Amundi, CM-CIC, Dexia AM, et Natixis AM sont passés de neutre à surpondérer. De son côté Schroders est passé de surpondérer à neutre, tandis que la Française AM est neutre alors qu’elle sous-pondérait la classe d’actifs jusque-là.
Signe du renforcement des inquiétudes des panélistes par rapport au marché du crédit, ceux-ci envisagent d’augmenter leur part de cash dans leurs portefeuilles. La prévision du montant de liquidités dans les portefeuilles pour le mois de novembre se monte maintenant à 4,30% alors que les gérants n’anticipaient que 3,88% lors de notre dernière enquête. Cette part reste toutefois sans commune mesure avec les 7,26% atteints au début du mois de juillet ce qui avait marqué un point haut depuis janvier.
Parmi les renforcements en cash les plus significatifs, on peut citer CCR-AM dont la part est passée de 6,5% à 9%, et la Banque Postale AM qui a augmenté sa part de 10% à 15%. A l’inverse, Dexia AM a réduit sa position de 9% à 5% à l’image de CM-CIC AM qui l’a diminuée de 6% à 3%.
Depuis, l’annonce d’un nouveau programme de rachats de dettes périphériques par la BCE début septembre a atténué les tensions sur les taux d’emprunts des pays périphériques, et semble écarter le risque d’éclatement de la zone euro. L’indice iTraxx (indicateur de l’évolution des taux des obligations privées en zone euro) a légèrement reculé au cours des dernières semaines pour atteindre quelque 126 points de base le 2 octobre contre 131 points de base au début du mois dernier.
Avec une performance sur l’année en cours de 12% pour le crédit investment grade et de 20% pour le high yield, les perspectives de progression d’ici à la fin 2012 semblent limitées, et «les investisseurs peuvent être tentés de diminuer leur exposition au risque pour protéger leurs gains», souligne la recherche crédit de SG CIB.
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