Le « Panel change » croit à une stabilisation de l’euro/dollar d’ici à 6 mois
A horizon 6 mois, la prévision moyenne du taux de change, entre mai et juin, est tombée de 1,34 à 1,22
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Tân Le Quang
Depuis décembre 2009, la dynamique baissière de l’euro/dollar n’a cessé de surprendre les membres du Panel Change Agefi. A horizon 6 mois, la prévision moyenne du taux de change, entre mai et juin, est tombée de 1,34 à 1,22. Un niveau qui indique toutefois que les participants anticipent, en moyenne, un maigre déclin de 1% du taux de change.
Celui-ci se traitait autour de 1,235 vendredi, au lendemain de ce que certains sur le marché appellent des «mots d’encouragement» de Pékin, qui a démenti l’idée véhiculée par le Financial Times d’une diversification des réserves de change chinoises au détriment de la monnaie unique. Les sorties publiques des autorités et des politiques et les rumeurs d’intervention de banques centrales sur les devises font la loi sur le marché des changes. Pour autant, l’idée d’une poursuite du rebond n’est pas attendue. Alors que beaucoup d’observateurs estiment que la devise européenne est à sa juste valeur, la nervosité du marché des changes demeure encore palpable malgré cette accalmie de deux jours.
De fait, 47,3% des membres du panel s’attendent à ce que l’euro soit de nouveau sous pression ces trois prochains mois et anticipent la parité dans une fourchette 1,15-1,20. Ainsi, La Banque Postale, Natixis et UBS, la prévoient à 1,15. En revanche, 52,7% des participants la voient évoluer entre 1,24 et 1,40 d’ici à la fin août. Sur cet horizon, LCF Edmond de Rothschild croit à un retour en grâce de l’euro et joue le haut de cette fourchette. La stabilisation attendue de l’euro/dollar devrait apaiser le marché des changes, au regard des prévisions moyennes à 3 et 6 mois sur le dollar/yen et l’euro/livre qui sont attendues stables sur les niveaux de vendredi.
Côté fondamentaux, les craintes sur le faible potentiel de rebond de la croissance en zone euro et une contraction du PIB britannique au premier trimestre ne devraient pas pousser la BCE et la BoE à opter pour des hausses de taux avant longtemps. Mis à part Aurel BGC qui parie sur une hausse du refi à 1,25%, tous les membres du Panel taux entrevoient un statu quo de la BCE d’ici à la fin novembre. De même, seulement 26% du panel croit à une hausse du taux britannique allant de 25 à 50 pb ces six prochains mois.
Outre-Atlantique, la révision du PIB américain au premier trimestre de 3,2% à 3%, a déçu certains observateurs. La thèse de l’abandon de la marge de fluctuation de 0-0,25% d’ici à 6 mois perd d’ailleurs du terrain face au scénario principal de pause monétaire. Près de 31% des répondants à l’enquête défendent l’idée d’une hausse des Fed funds à 0,50%, contre 35% en mai. En parallèle, l’apaisement sur la dette souveraine des pays périphériques s’est traduit par une détente des taux à 10 ans sur un mois de 30 pb en moyenne, en zone euro, aux Etats-Unis et outre-Manche. Cela n’empêche pas les membres de tabler en moyenne sur une nouvelle détente de 20 pb environ d’ici la fin août.
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