Le « Panel Allocation » surpondère toujours largement les actions
Toutefois, la moitié des gestions conservent leur allocation inchangée. Le poids du cash dans les portefeuilles croît légèrement
Publié le
Bruno de Roulhac
Pas de changement majeur pour les gestions du Panel Allocation. La moitié des membres ont conservé leur portefeuille inchangé. Les autres l’ont modifié à la marge. BNP Paribas, Dexia AM et Groupama AM ont légèrement relevé leur pondération sur les actions au détriment de la poche obligataire. En revanche, ING IM et Schroders ont opéré le mouvement inverse.
Les modifications les plus remarquables appartiennent à Schroders et UFG-LFP. Schroders opte pour une stratégie plus prudente, en s’allégeant de 7 points sur les actions, de 3 points sur les actifs alternatifs, au profit des obligations (+1 point), mais surtout du cash (+9 points). Cette gestion réserve désormais 10% de son portefeuille au cash, l’un des plus hauts niveaux du Panel derrière Credit Suisse France (20%) et Robeco Gestions (15%). D’ailleurs, le niveau moyen de cash dans les portefeuilles du Panel a remonté d’un point à 5%, soit un retour sur le niveau de mai dernier. Un mouvement d’attente avant une réallocation sur des actifs plus rémunérateurs.
Pour sa part, UFG-LFP a opéré une large redistribution des cartes, abaissant de 5 points sa pondération sur les actions, sur le cash et sur les actifs alternatifs au profit exclusif des obligations, dont le poids passe de 40% à 55%. Désormais UFG-LFP est le seul membre du panel à surpondérer les obligations avec Amundi.
Aussi, les actions demeurent la classe d’actifs préférée par les gestions du Panel. Hormis Robeco Gestions et UFG-LFP, qui sous-pondèrent toujours les actions, et Fortis et Schroders à neutre, tous les autres membres du Panel surpondèrent la classe d’actifs. Pour autant, les perspectives de hausse restent modérées: +8% sur le CAC 40 à six mois, alors que l’indice cède plus de 6% depuis le début de l’année. Enfin, depuis le mois de décembre, le Panel Allocation s’allège progressivement en actions, passant de 51% à 47%.
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