L’accroissement sélectif du poids du compartiment obligataire de 3 points à 40% s’est effectué au détriment du cash et des actifs alternatifs
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Yves-Marc Le Reour
Si les membres du Panel Allocation ont laissé globalement stable leur exposition aux actions d’un mois sur l’autre, ils ont sensiblement renforcé (+3 points) une poche obligataire qui se situait jusqu’ici à son plus bas niveau depuis un an. On constate par ailleurs que le profil global de leur portefeuille est très proche de leur allocation du début de l’année 2012, ce qui reflète les incertitudes macroéconomiques et financières toujours vives dans la zone euro, la phase d’espoir du premier trimestre ayant fait place à une forte remontée de l’aversion pour le risque à partir du mois d’avril.
Concernant l’exposition aux actions, un gros tiers des gestions a décidé de ne pas modifier leurs positions. Parmi les membres du panel les plus optimistes sur cette classe d’actifs, on trouve Nordea et ING IM qui se renforcent de 3 points, devant CM-CIC AM, CPR AM et Natixis AM (+2 points). A contrario Robeco Gestions a réduit de 3 points son exposition aux actions, qui devient à 29% la plus faible de l’ensemble des panélistes. Il a été suivi par La Française AM (-2 points à 30%) et Groupama AM (-1 point à 48%).
S’il ne concerne que 32% du panel, le renforcement de l’exposition de certains gérants sur le compartiment obligataire est d’une plus grande ampleur, comme en témoignent La Française AM (+13 points à 35%), BlackRock Asset Allocation Research qui remporte ce mois-ci la palme de la plus forte exposition sur cette classe d’actifs (+10 points à 53%) ou Natixis AM (+7 points à 45%). L’arbitrage a dans les deux premiers cas été surtout réalisé au détriment du cash (respectivement -11 et -8 points) et des actifs alternatifs en ce qui concerne Natixis AM (-8 points). Seulement 4 gestions (ING IM, Schroders, Crédit Agricole et Nordea) ont décidé de diminuer entre 1 et 3 points leur exposition à ce compartiment.
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