Le « Panel Allocation » se met à l’écart des actions
Les gestions se sont allégées de cinq points à 44 % sur cette classe d’actifs, qui retombe sur ses niveaux d’octobre 2010
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Bruno de Roulhac
La crise estivale a douché les velléités d’optimisme des membres du Panel Agefi Allocation. La chute de plus de 20% de l’EuroStoxx depuis le début du mois de juillet a incité les gestions à se désengager fortement des actions. Elles ne consacrent désormais plus que 44% de leur portefeuille à cette classe d’actifs, soit un recul de cinq points par rapport au début juillet, et un retour sur les niveaux d’octobre dernier. Le plus bas avait été touché en septembre 2010 à 41%. Si trois gestions (Aberdeen AM, Credit Suisse France, et Natixis AM) ont conservé inchangée leur allocation, les deux tiers se sont allégées en actions et même drastiquement pour Robeco Gestions (-27 points), AllianzGI Investments Europe (-25 points), et Dexia AM (-24 points).
En revanche, trois panélistes préfèrent se renforcer en actions, semblant ainsi miser sur un prochain rebond des Bourses. Il est vrai que le CAC 40 ne se traite plus que sur un PE de 9,18, contre près de 12 au premier et au deuxième trimestre 2011; soit un niveau inférieur au plus bas de 9,4 enregistré au troisième trimestre 2008. OFI AM est désormais le plus agressif avec 60% (+15 points) de son portefeuille en actions.
Corollaire de ce mouvement défensif, plus de la moitié des gestions se sont renforcées en obligations, notamment CPR AM, qui affiche la plus forte pondération à 55% (+8 points). Pourtant, la moyenne du Panel reste parfaitement stable à 37%. Ce statu quo s’explique uniquement par l’attitude d’UFG-LFP, passé de 60% début juillet à 15% début septembre, soit -45 points. Le moins téméraire du Panel, UFG-LFP a en effet décidé se mettre à l’écart des marchés avec un portefeuille constitué de 60% (+55 points) de cash. Fort de ce mouvement, et du renforcement en monétaire de la moitié des gestions, la position de cash du Panel atteint un niveau jamais égalé de 11%.
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