Le Panel Allocation se met à l’écart de l’obligataire
Les gestions consacrent toujours la moitié de leur portefeuille aux actions, mais seulement un tiers (35%) aux obligations
Publié le
Bruno de Roulhac
Pour cette rentrée de septembre, les membres du Panel Allocation jouent à la fois la prudence et la recherche de rendement. Un quart des panélistes (Aberdeen, CM-CIC, Groupama, ING et OFI) a même préféré conserver son allocation de début juillet.
En dépit du rebond des Bourses cet été –avec une hausse de près de 5% de l’EuroStoxx 50 sur juillet-août, et même de près de 10% à mi-août– le Panel ne s’est pas renforcé en actions, qui pèsent toujours 50% de son portefeuille. Un niveau qui reste historiquement élevé, et toujours atteint ou dépassé depuis décembre 2012. D’ailleurs, les panélistes surpondèrent toujours très largement cette classe d’actifs par rapport à leur propre benchmark. Cette stabilité apparente cache cependant beaucoup de mouvements. Huit gestions se sont renforcées (+10 points à 55% pour La Française, et +8 points à 55% pour Nordea) et quatre se sont allégées (-9 points à 35% pour Credit Suisse France, et -5 points à 43% pour Russell).
En revanche, le Panel se met de plus en plus à l’écart de l’obligataire. Cette poche perd trois points à 35%. Depuis la création du Panel mi-2009, ce point bas n’a été atteint qu’une seule fois, en janvier dernier. La quasi-totalité des gestions souspondère les obligations (sauf BNP Paribas) et ce mois-ci, la moitié des répondants ont réduit leur exposition, en particulier La Française (-10 points à 35%), CPR (-7 points à 23%) et Russell (-6 points à 40%). Seul Nordea s’est renforcé de 6 points à 45%.
Cet allègement profite aux autres poches, en particulier l’alternatif qui gagne deux points à 7% et retrouve ainsi son niveau moyen. Les gestions y trouvent l’opportunité de rendements que ne leur offrent pas les autres classes d’actifs. Elles sont cinq à y consacrer 10% ou plus de leur portefeuille. Pour sa part, la poche de cash gagne encore un point à 8%, soit un retour sur les niveaux de juillet 2012.
{"title":"","image":"80085»,"legend":"Les poches de cash et d’alternatif en hausse»,"credit":""}
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue