Le Panel Allocation se met à l’écart de l’obligataire
Pour cette rentrée de septembre, les membres du Panel Allocation jouent à la fois la prudence et la recherche de rendement. Un quart des panélistes (Aberdeen, CM-CIC, Groupama, ING et OFI) a même préféré conserver son allocation de début juillet.
En dépit du rebond des Bourses cet été –avec une hausse de près de 5% de l’EuroStoxx 50 sur juillet-août, et même de près de 10% à mi-août– le Panel ne s’est pas renforcé en actions, qui pèsent toujours 50% de son portefeuille. Un niveau qui reste historiquement élevé, et toujours atteint ou dépassé depuis décembre 2012. D’ailleurs, les panélistes surpondèrent toujours très largement cette classe d’actifs par rapport à leur propre benchmark. Cette stabilité apparente cache cependant beaucoup de mouvements. Huit gestions se sont renforcées (+10 points à 55% pour La Française, et +8 points à 55% pour Nordea) et quatre se sont allégées (-9 points à 35% pour Credit Suisse France, et -5 points à 43% pour Russell).
En revanche, le Panel se met de plus en plus à l’écart de l’obligataire. Cette poche perd trois points à 35%. Depuis la création du Panel mi-2009, ce point bas n’a été atteint qu’une seule fois, en janvier dernier. La quasi-totalité des gestions souspondère les obligations (sauf BNP Paribas) et ce mois-ci, la moitié des répondants ont réduit leur exposition, en particulier La Française (-10 points à 35%), CPR (-7 points à 23%) et Russell (-6 points à 40%). Seul Nordea s’est renforcé de 6 points à 45%.
Cet allègement profite aux autres poches, en particulier l’alternatif qui gagne deux points à 7% et retrouve ainsi son niveau moyen. Les gestions y trouvent l’opportunité de rendements que ne leur offrent pas les autres classes d’actifs. Elles sont cinq à y consacrer 10% ou plus de leur portefeuille. Pour sa part, la poche de cash gagne encore un point à 8%, soit un retour sur les niveaux de juillet 2012.
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