Les gestions se renforcent d’un point en actions et en obligations. Mais la poche de cash se maintient à un niveau élevé
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Bruno de Roulhac
Alors que la récession semble de plus en plus probable en Europe, les membres du «Panel Allocation» optent pour un quasi statu quo par rapport au mois dernier. Le Panel se renforce légèrement, d’un point, en actions et en obligations.
Toutefois, si quatre gestions (Aberdeen AM, AllianzGI, CM-CIC AM et OFI AM) ont gardé inchangé l’ensemble de leurs prévisions, les autres ont évolué en mouvements dispersés. Elles sont six à s’être allégées en actions, notamment Nordea à 40% (-10 points) et BlackRock à 39% (-6 points), tandis que quatre panélistes ont préféré se renforcer. En particulier Dexia, revenu en force sur les actions (+16 points à 40%). Signe du maintien de la relative aversion pour les actions, le panel commence à les sous-pondérer par rapport à son propre benchmark.
De fait, les perspectives économiques ne plaident pas pour un renforcement en actions des portefeuilles, d’autant que de nombreux experts jugent le consensus des perspectives bénéficiaires encore trop élevé et anticipent des révisions à la baisse, particulièrement après la publication des chiffres du troisième trimestre qui débutera cette semaine. Ce contexte conduit les gestions à appliquer une stricte politique de stock-picking basé sur les fondamentaux des entreprises, en privilégiant des secteurs défensifs, notamment la santé et l’agroalimentaire, au regard de leur importante et régulière génération de cash.
Du côté des obligations, l’équilibre est respecté entre les haussiers (4) et les baissiers (4), avec toujours une sous-pondération de cette classe d’actifs.
Si la position de cash recule de deux points à 9%, sept gestions se sont pourtant renforcées, signe de l’attentisme persistant des panélistes! Si la Française AM maintenait sa position du mois dernier à 60% de monétaire - ses données n’étaient pas disponibles pour octobre – la moyenne du Panel aurait progressé à 12%!
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