Le Panel Allocation opte pour un parfait statu quo
Les actions pèsent invariablement 54% des portefeuilles depuis le début de l’année. Les mouvements se font plus rares sur le cash et l’alternatif.
Publié le
Bruno de Roulhac
Alors que la fin d’année approche, et avec elle le bilan des portefeuilles, le Panel Allocation a opté pour un parfait statu quo en ce début du mois de novembre. Malgré les soubresauts des marchés actions, particulièrement depuis cet été, le Panel a consacré invariablement chaque mois 54% de son portefeuille aux actions. D’ailleurs, dans un scénario de correction de 20% ou plus des marchés actions, 41% des investisseurs européens ne modifieraient pas leur allocation et 48% augmenteraient leur exposition aux actions, selon une récente enquête de Fidelity.
Cette stabilité cache néanmoins des différences de stratégie entre les panélistes. Si près de la moitié des gestions n’ont pas modifié le poids des actions, un quart s’est renforcé et un quart s’est allégé. Des modifications de 1 à 3 points, hormis pour Allianz GI qui a réduit de 5 points sa poche actions à 55%, tandis que La Français AM l’a accrue de 10 points à 55%. Au regard des perspectives économiques des deux côtés de l’Atlantique, des gestions, telle BNP Paribas IP, surpondèrent les actions américaines face aux valeurs européennes. «Nous avons maintenu notre surpondération des grandes capitalisations européennes par rapport aux petites valeurs, car les sociétés à grande capitalisation devraient bénéficier beaucoup plus d’une légère embellie de la croissance mondiale», ajoute BNP Paribas IP, jugeant les petites capitalisations européennes trop onéreuses.
Du côté de l’obligataire, la tendance est plus marquée, avec huit gestions qui ont accru leur pondération, mais faiblement en dehors d’Allianz GI (+5 points à 40%), contre trois qui se sont allégées, en particulier La Française AM (-9 points à 40%).
Sur les autres compartiments, cash et actifs alternatifs, les mouvements ont été beaucoup plus rares. Le cash se maintient depuis le début de l’été sur des niveaux particulièrement bas de 2% ou 3%.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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