Le Panel Allocation garde le cap sur les actions
La poursuite de la contraction de l’économie de la zone euro et les incertitudes sur les conséquences de la crise chypriote n’incitent pas le Panel Allocation à faire preuve de plus d’optimisme. Pour autant, les gestions se veulent relativement confiantes, confirmant en tous points leur allocation du mois précédent. Avec notamment une part de cash, qui reste à un niveau particulièrement bas depuis le mois de février.
Les gérants consacrent au moins la moitié de leur portefeuille aux actions pour le cinquième mois consécutif. Une première depuis la création du Panel en avril 2009. Si le poids des actions se maintient à 51%, les gestions affichent des stratégies très différentes. Un tiers des panélistes ont conservé leur allocation inchangée, mais un tiers se sont renforcés en actions (dont +6 points à 58% pour Amundi, et +5 points à 60% pour Allianz GI) et un tiers se sont allégés (dont -6 points à 59% pour Crédit Agricole, et -5 points à 45% pour Nordea).
Néanmoins, plus des trois quarts des gestions continuent à surpondérer cette classe d’actifs. «Les actions présentent des fondamentaux favorables par rapport aux obligations, tels qu’un rendement du dividende supérieur au rendement des obligations, rappelle BNP Paribas IP. Toutefois, nous voyons guère de signes d’une rotation stratégique des obligations vers les actions». En revanche, «les obligations à haut rendement offrent toujours un supplément de rendement absolu par rapport au rendement du dividende des actions», ajoute ING IM.
C’est peut-être pour cette raison qu’un tiers du panel s’est renforcé en obligations, à l’instar de Crédit Agricole (+7 points à 32%). Mais pour le moment seuls Aviva, La Française AM et Schroders surpondèrent les obligations par rapport à leur propre benchmark.
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