Elles pèsent encore 52% des portefeuilles. La confiance dans les marchés se confirme avec une baisse de la poche de cash au profit de l’obligataire
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Bruno de Roulhac
Alors que la fin de l’année s’approche, les gérants du Panel Allocation ne modifient leur portefeuille qu’à la marge. Un quart des panélistes (Allianz GI, Aviva, Credit Suisse, ING et OFI) a même préféré conserver son allocation du mois dernier.
Avec la poursuite de la progression, même légère, des Bourses, les gestions consacrent toujours plus de la moitié de leur portefeuille aux actions, restant sur le niveau élevé de 52% du mois d’octobre. Depuis décembre 2012, les actions ont toujours pesé au minimum 50% de leurs actifs. Cette stabilité ne concerne en réalité que la moitié des répondants. Ils sont huit à s’être légèrement renforcés (+1 ou +2 points, et +5 points pour La Française à 60%, plus haut niveau du panel), pour deux à s’être allégés, CPR (-4 points) et Natixis (-3 points). De fait, «la valorisation des actions hors Etats-Unis demeure attrayante par rapport aux autres classes d’actifs», déclarait ING la semaine dernière. Seuls BNP Paribas, Credit Suisse et Russell sous-pondèrent les actions par rapport à leur propre benchmark.
L’appétit pour les obligations s’est un peu renforcé ce mois-ci. Elles pèsent désormais 37% du portefeuille (+2 points), ce qui reste un niveau historiquement faible. D’ailleurs, seuls Aviva et BNP Paribas surpondèrent cette classe d’actifs. Pour six gestions qui se sont allégées, trois se sont renforcées, dont +7 points pour CPR.
L’arbitrage en faveur de l’obligataire s’est fait au détriment du monétaire, signe de la confiance des investisseurs dans les marchés. La poche de cash est ainsi retombée à 5% (-2 points); six gestions l’ont réduite pour deux qui l’ont augmentée. Elles ne sont désormais plus que trois à y consacrer au moins 10% de leur portefeuille (Credit Suisse, Schroders et OFI).
Quant à la part des actifs alternatifs, elle reste stable à 6%, évoluant dans un couloir étroit 5-7% depuis octobre 2012.
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