L’année 2015 sera marquée par un possible QE de la BCE et la poursuite de la divergence des politiques monétaires des grandes banques centrales.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Les membres du Panel Taux Agefi ont une nouvelle fois révisé en baisse leurs perspectives sur les rendements à 10 ans en zone euro. Ils s’ajustent ainsi à l’évolution des taux, qui ont enfoncé de nouveaux points bas fin 2014. Le 16 décembre, le rendement du Bund 10 ans a franchi pour la première fois à la baisse le plancher des 0,60%. Avec une prévision moyenne de taux 10 ans euro (Bund) à 0,78% à 3 mois et de 0,96% à six mois, les gérants ont réduit de 25 points de base environ leurs anticipations par rapport à début novembre, tout en projetant des niveaux supérieurs à ceux du marché.
L’année 2015 sera marquante à bien d’autres titres. Les marchés de taux anticipent déjà le lancement par la Banque centrale européenne d’un programme d’achat de titres souverains. Ce QE sera discuté lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la BCE le 22 janvier, qui inaugurera pour l’occasion un nouveau mode de fonctionnement. Les modalités techniques de ce programme suscitent encore de nombreux débats, notamment en raison des réticences de la Bundesbank. Son président Jens Weidmann a ainsi suggéré que les banques centrales nationales, à la manœuvre sur les rachats d’actifs, conservent le risque de crédit attaché à leur Etat d’appartenance, ce qui limiterait la portée d’un QE.
L’impact d’un tel programme sur les taux de changes serait en revanche limité, selon les panélistes. Ceux-ci n’ont révisé que d’un centime à la baisse le niveau de l’euro, à 1,21 dollar à 3 mois, un niveau touché pour la première fois de l’année écoulée le 23 décembre, et à 1,19 dollar à 6 mois.
«Un QE entraînerait sans doute la devise à la baisse, mais il ne faut pas oublier que les comptes courants de la zone euro sont fortement excédentaires et seront encore plus soutenus dans le futur par la chute du prix des matières premières. Nous n’avons donc rencontré personne qui s’attendent à un effondrement (disons une chute de plus de 10%) de l’euro face au dollar en 2015», indiquait le 23 décembre Alain Bokobza, le stratégiste de SG CIB, au retour d’une tournée des investisseurs en Asie. Le gros du retournement de la monnaie unique face au billet vert s’est accompli entre mai et décembre, dès que la BCE a donné des signes de vouloir accroître son arsenal anti-déflation alors que dans le même temps la Fed diminuait la taille de ses rachats d’actifs.
La divergence des politiques monétaires des grandes banques centrales sera d’ailleurs l’autre grand thème de l’année. Combien de temps la Fed, qui a changé les termes de sa communication au marché en décembre, pourra rester «patiente» avant d’engager la normalisation de sa politique monétaire? Au moins six mois, à en croire le Panel Taux, puisque seule une poignée d’entre eux (BNP Paribas, Deutsche Bank, Lazard Gestion) anticipe à cette échéance une remontée d’un quart de point des taux directeurs.
La Banque d’Angleterre pourrait précéder la Fed, puisque sept membres du Panel voient les taux directeurs britanniques remonter à horizon six mois. Au sein de la BoE, dont deux des neuf membres votent depuis plusieurs mois pour une hausse des taux, le débat reste cependant vif autour des perspectives d’inflation. Celle-ci est tombée à 1,2% en novembre outre-Manche hors prix de l’énergie et des produits alimentaires.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions