Le «Panel Agefi Secteurs» mise sur les valeurs défensives
La défiance envers les valeurs financières et technologiques est compensée par l’espoir d’une résistance plus grande des secteurs peu cycliques
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Yves-Marc Le Réour
Privilégier autant que possible la sécurité. C’est l’orientation prise par les membres du Panel Agefi Secteurs en ce début d’année, faute de visibilité suffisante sur le comportement des marchés actions au cours des mois à venir. Contrairement à la même époque de l’année dernière où les gérants étaient revenus sur les valeurs industrielles, ils sont donc restés globalement surpondérés sur des valeurs réputées peu cycliques dans la consommation de base, l’énergie ou la santé, augmentant même pour le septième mois de suite leur exposition sur les télécoms en y consacrant 12,14% des portefeuilles, soit 2 points de plus que la pondération de l’indice MSCI EMU.
Sur les douze derniers mois, le poids de la santé a plus que doublé pour atteindre 9,51%, soit autant que l’énergie et à peine moins que les services aux collectivités (10,09%) sur lesquels les gestions se sont allégées d’un mois sur l’autre. L’attente de rendements élevés se combine en effet avec l’espoir d’une meilleure résistance des bénéfices de ces secteurs dans un environnement économique tourmenté.
Bien que la sous-pondération des valeurs financières soit de presque 5 points par rapport à l’indice de référence contre 4 points dans le Panel précédent, la quasi-totalité des gestions a légèrement renforcé le poids de ce secteur à 19,34% en moyenne contre un plus bas de 18,17% atteint le mois précédent. Seul Allianz Global Investors France a encore accentué sa traditionnelle défiance envers ce compartiment en réduisant sa pondération de 14,9% à 13,6%. Les gestions ont également décidé de sous-pondérer le secteur des matériaux qui constitue seulement 6,37 % de leurs avoirs contre 8,53% début 2008.
Le témoignage le plus net de la prudence des panélistes est leur décision d’alléger le mois dernier de près de 1,5 point leur exposition au secteur des technologies de l’information qui ne représente plus que 4,78% des portefeuilles, la pondération de l’indice MSCI EMU étant restée stable à 4,82%. DWS et Axa IM se montrent de ce point de vue les plus réticents à investir sur les valeurs technologiques qui ne représentent que 2% et 3% de leur portefeuille respectif.
L’activité de gestion privée de La Financière de l’Echiquier s’élève à environ 2 milliards d'euros d'encours conseillés, dont 400 millions en gestion sous mandat pour le compte des CGP. Elle vise une progression de sa collecte de 15% par an.
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE. L'ancien conseiller en communication du président François Hollande se met dans la peau du futur locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)