Avec une baisse de 0,5% du CAC 40, 2014 n’a pas été à la hauteur des prévisions initiales des panélistes. Ils campent sur leurs positions pour 2015.
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Bruno de Roulhac
L’optimisme n’est pas au rendez-vous en ce début d’année 2015. Après le recul de 2,67% du marché parisien au mois de décembre, le Panel Action n’ont pas crû bon de relever ses objectifs à un an sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50. Il les a conservés quasiment inchangés et les a même légèrement abaissés, respectivement de 0,8% et 0,6%, à horizon six mois. De fait, seules trois gestions ont relevé leurs objectifs à six mois sur les deux indices, Amundi, CPR AM, Natixis; les autres ont été aussi nombreuses à réduire leur cible qu’à conserver leurs chiffres. Désormais, le Panel anticipe une croissance de 11% du CAC 40 et de 12,5% de l’EuroStoxx 50 dans un an.
Sur le marché américain, qui continue à caracoler sur des plus hauts historiques, les panélistes restent prudents, relevant leurs prévisions de 0,5% à six mois et de 1,5% à un an. Une petite moitié des répondants a conservé les mêmes cibles qu’en décembre, tandis qu’une autre relevait ses objectifs, en particulier CPR AM, revenu dans la moyenne du Panel alors qu’il était le plus baissier le mois dernier. Seules trois gestions ont révisé à la baisse leurs objectifs, Lazard, Syz AM et Axa IM. Désormais, le Panel table sur une progression du S&P 500 de 2% à six mois et de 5,9% à un an.
La prudence des membres du Panel en ce début d’année leur sera peut-être salutaire. En effet, début 2014, tous misaient sur une nouvelle année de hausse des indices. En moyenne, le Panel espérait une progression de 8,2% du CAC 40. Il s’est finalement effrité de 0,54% à 4.272 points. C’est ainsi le moins optimiste, Aberdeen, qui à 4.350 points était le plus proche. L’EuroStoxx a gagné 1,2%, loin des 8,6% espérés. Groupama AM, qui visait 3.200 points, décroche ainsi la palme.
A contrario, le Panel n’avait pas imaginé que le S&P 500 gagnerait encore 12%, après les +29,6% de 2013. Il ne misait que sur +5,5%. Seuls cinq gestions (Raymond James, Swiss Life, La Française AM, ING IM et Olympia) pensaient que le cap des 2.000 points serait franchi.
C’est sur le Nikkei que le Panel était le plus proche, dont trois gestions (Cholet Dupont, Lazard et Neuflize) qui visaient les 18.000 points.
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