Le Panel Actions se montre plus inquiet sur l’Europe à court terme
Les gestions ont abaissé leurs prévisions à six mois sur le CAC 40, mais tablent encore sur une progression de 6%
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
Après trois mois consécutifs de relèvement de leurs prévisions sur les différents indices boursiers, les membres du Panel Actions affichent désormais une stratégie contrastée. S’ils affirment leur confiance sur les Etats-Unis et le Japon en relevant légèrement leurs prévisions à douze mois (+1,2% sur le S&P 500 et +0,4% sur le Nikkei), ils préfèrent jouer la carte de la prudence sur la zone euro. Les gestions ont abaissé de 1% leurs prévisions à un an sur l’EuroStoxx 50 et sur le CAC 40, et de 3% leur objectif à six mois. Il est vrai que sur le dernier mois, l’indice parisien a perdu près de 6%, quand le S&P 500 cédait moins de 1%.
Signe de cette distorsion entre les deux rives de l’Atlantique, les indices de volatilité n’évoluent pas au même rythme. En avril, le VIX s’établissait en moyenne à 17,7%, en hausse de 1,4 point par rapport au mois de mars, tandis que sur la même période le VDax progressait de trois points à 22,5%.
Hormis le tiers des gestions qui a conservé inchangé l’ensemble de ses prévisions (CM-CIC, Credit Suisse France, La Banque Postale et Lazard), presque tous les autres panélistes ont revu à la baisse leurs prévisions à six mois sur le CAC 40 et l’EuroStoxx 50, signe de l’inquiétude ambiante sur la croissance européenne, dans un contexte politique loin d’être apaisé. Parmi les plus inquiets, Assya AM, passé de 3.800 à 3.250 points sur l’indice parisien.
Désormais, le Panel anticipe une hausse de 6% du CAC 40 et de 7,5% de l’EuroStoxx 50 dans six mois, et de 14% et 17% dans un an. Seul Robeco table sur un léger recul de la Place parisienne d’ici à six mois. De son côté, le S&P 500 offre un potentiel de hausse réduit à 1,5% à six mois et 7% à un an. Mais l’indice américain a déjà engrangé plus de 11% depuis le début de l’année, quand le CAC 40 a difficilement gagné 3%.
Les cours du brut ont enregistré une troisième journée de hausse alors que Donald Trump n’a pas prolongé l’accord intermédiaire signé en juin avec l’Iran qui est passé à une posture militaire défensive. Les risques de pénurie refont surface malgré la recherche de routes alternatives au détroit d’Ormuz.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique a annoncé l’attribution de neuf mandats de gestion d’actifs non cotés dans le cadre de sa stratégie de diversification à long terme.
Plus en difficulté, Bigben vient d’entrer en sauvegarde accélérée. Le PDG d’Atari détiendra indirectement près de 43% du capital de la société après les opérations de refinancement.
Touchée par deux nouvelles attaques, la Direction des Finances publiques confirme la compromission de 1,8 million de dossiers cadastraux, tout en minimisant la sensibilité des données dérobées.
Le cabinet de conseil a émis une opinion favorable aux états financiers de Tether pour l'année 2025. Alors que l'heure est à la régulation dans la cryptosphère, l'émetteur de stablecoins non régulés espère que cette annonce rassurera les investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Le président de Taïwan, Lai Ching-te a annoncé le versement de 270 euros par personne au titre des résultats exceptionnels de l’Intelligence artificielle
A cause de dépenses publiques en roue libre, la diminution du déficit apparaît de plus en plus compromise. Et la campagne présidentielle, propice aux promesses coûteuses, risque encore de repousser le nécessaire redressement. Les comptes publics menacent de devenir incontrôlables.