Les gestions ont révisé en moyenne de 13 % leurs prévisions à six mois sur le CAC 40
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Bruno de Roulhac
La réalité de la crise rattrape le Panel Actions. Si les gestions misaient au début de l'été sur un CAC 40 à 4.150 points fin 2011, elles ont réduit de 13% leurs prévisions à six mois à 3.606 points. Certains panélistes (Cholet Dupont, CM-CIC et Lazard) ont même abaissé leurs objectifs de près de 18%. Néanmoins, ces révisions restent inférieures à la chute de 18,6% du CAC 40 sur juillet-août. Les gestions misent désormais sur une progression de près de 15% à six mois et de 20% à un an de l’indice parisien.
Dans le marasme boursier actuel, toutes les gestions sont unanimes pour revoir en forte baisse leurs prévisions sur les indices. Les seules exceptions concernent le Nikkei avec deux relèvements (Aberdeen AM et Aurel BGC). De fait, les indices macro-économiques publiés en fin de semaine dernière des deux côtés de l’Atlantique et les chiffres de l’emploi américain de vendredi laissant craindre un retour en récession n’invitent pas à plus d’optimisme.
Autre signe d’inquiétude du marché, une volatilité qui se maintient à un niveau élevé, avec un VDax de 34% en moyenne au mois d’août, contre 19% en juin, et toujours au-dessus de 30% vendredi.
Pourtant, les entreprises du CAC 40 demeurent en bonne santé avec une hausse moyenne de près de 10% de leurs bénéfices au premier semestre, même si ces résultats ont majoritairement déçu les attentes du marché. D’ailleurs aux niveaux de valorisation actuelle, elles n’hésitent pas à racheter leurs propres titres, voire à lancer une offre publique de rachats d’actions (OPRA) comme Bouygues. Un mouvement qui a permis à l’indice parisien de rebondir – avant la correction de jeudi et vendredi – de 8% entre le 19 août et le 1er septembre.
Aussi, à horizon d’un an, les gestions les plus optimistes espèrent un rebond de 34% du CAC 40 à 4.200 points (Lazard), et de 29% de l’EuroStoxx50 à 3.000 points (Aberdeen AM et Lazard), tandis que les plus prudents ne prévoient qu’une progression de 10% de l’indice parisien (Global Equities) et de 15% de l’indice paneuropéen (Cholet Dupont et Global Equities).
Sur le marché américain, les gestions sont bien moins négatives. Les panélistes n’ont réduit que de 6% leurs prévisions sur le S&P 500 par rapport à début juillet, alors que l’indice américain a perdu 8% entre la fin juin et la fin août. Le Panel Actions attend désormais une progression de 9% du S&P 500 à horizon six mois et de 14% dans un an. Pour sa part, la Bourse japonaise est attendue en rebond de 9% à six mois et de 15% dans un an.
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