Le Panel Actions est de plus en plus prudent sur le potentiel de rebond des Bourses
Si les actions restent la classe d’actifs préférée du Panel Allocation, les membres du Panel Actions sont de plus en plus prudents sur les perspectives des Bourses. L’évolution des quatre indices en mars, quasiment stable, ne les incite pas à faire preuve de plus d’optimisme. Bien que Wall Street caracole toujours sur de nouveaux sommets, le S&P 500 offre autant de potentiel de rebond que les deux autres indices européens. Les gestions anticipent une hausse du CAC 40 et du S&P 500 de 1,5% dans six mois et de 6% dans un an, et de 6,6% de l’EuroStoxx 50 dans un an.
Des perspectives qui restent très modestes. D’ailleurs, en ce début avril, les panélistes ont seulement relevé de 1% leur objectif à six mois sur la Place parisienne et sur l’EuroStoxx 50, et de près de 2% sur le S&P 500. En réalité, la moitié des gestions ont maintenu leurs prévisions du mois dernier, tandis que les autres ont légèrement relevé leurs objectifs. Parmi eux, CM-CIC est devenu plus agressif, relevant ses objectifs à 1 an de près de 5% sur le CAC 40 et de près de 4% sur l’EuroStoxx 50.
En revanche, les plus pessimistes n’ont pas tous cru bon de revoir leurs cibles. Quatre gestions (Groupama, Aurel BGC, La Banque Postale et Natixis) tablent sur un léger recul de la Place parisienne d’ici le mois d’octobre; et six panélistes (Amundi, Groupama, Aurel BGC, La Banque Postale, La Française et Syz) anticipent une baisse ou une stabilité de l’EuroStoxx 50 à horizon six mois. Or, sur la Place américaine, seul Cholet Dupont estime que le niveau actuel ne sera pas atteint dans six mois.
En revanche, sur la Bourse japonaise, les gestions continuent à revoir à la baisse leurs objectifs, bien que le Nikkei soit resté stable en mars. L’indice conserve la marge de progression la plus importante, +6% à six mois et +13% à un an, mais elle se réduit fortement mois après mois.
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