Le « Panel Actions » anticipe une performance négative du CAC 40 en 2010
Les gestions révisent à la baisse leurs prévisions sur tous les indices. Le S&P 500 n’est attendu en hausse que de 14 % en un an
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Bruno de Roulhac
Alors que le rebond attendu des actions ne s’est pas confirmé au cours de l’été, les membres du Panel Actions optent pour la prudence et révisent à la baisse leurs prévisions sur toutes les Bourses.
Les plus grandes inquiétudes touchent le Japon, avec une réduction de 5 à 6% des objectifs sur le Nikkei, tandis que la croissance du PIB ralentit et que le pays s’enfonce dans la déflation.
Sur le S&P 500 et le CAC 40, les gestions réduisent d’environ 3% leurs prévisions, tant à six mois qu’à un an, et de 2% sur l’EuroStoxx 50. Si les indices parisien et américain ont progressé d’environ 2% depuis la fin juin, ils reculent de plus de 6% depuis leur plus haut de début août. Et les gérants semblent s’inscrire dans ce mouvement baissier. Ainsi, ils tablent sur une performance négative pour la Place parisienne en 2010. En effet, le Panel table sur un CAC 40 à 3.884 points dans six mois, soit une baisse de 1,6% par rapport au niveau de fin 2009. Sur le S&P 500, le Panel anticipe une légère hausse de 1,6% par rapport à la fin 2009.
Si plus de la moitié des répondants ont abaissé leurs prévisions et un tiers ont opté pour un statu quo, certains font preuve de plus d’optimisme en relevant leurs objectifs, à l’instar d’Aberdeen AM, de Natixis et d’Olympia sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50.
Pour le moment, les panélistes anticipent seulement une hausse de 16% du CAC 40 dans un an, de 17% de l’EuroStoxx 50, et de 14% du S&P 500. Toutefois, ces moyennes cachent une forte amplitude. Ainsi, Groupama AM table sur une stabilité de l’indice parisien sur un an, tandis que Natixis prévoit un rebond de 28%.
Le VDax, l’indice de volatilité européen, finit le mois d’août autour de 24%, loin des pics de plus de 30% du mois de mai dernier, mais ne cesse de remonter depuis le début du mois, où il était retombé sous la barre des 20%. Ce qui ne laisse rien présager de bon pour les marchés actions.
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