Le Panel Actions anticipe une hausse limitée des Bourses
Le Panel Actions affiche toujours une légère préférence pour le marché européen. Les gestions estiment que l’EuroStoxx 50 devrait rebondir de 4,7% à six mois et de 9,7% à un an, alors qu’elles n’anticipent qu’une progression de 3,4% et de 8,5% du CAC 40. Il est vrai que l’indice parisien a déjà engrangé 3,78% depuis le début de l’année, contre seulement 2,2% pour l’indice de la zone euro.
Rien que le mois dernier, la Place parisienne a gagné 2,18%, contre +1,15% pour l’indice paneuropéen. Et comme le Panel reproduit peu ou prou l’évolution des indices du mois précédent, les gestions ont été plus nombreuses à relever leurs objectifs, tant à six mois qu’à un an, sur le CAC 40, que sur les autres indices occidentaux. Toutefois, cet optimisme reste très mesuré. Les gestions ont relevé de 1,7% leurs prévisions sur le CAC 40 à un an, contre +1,1% sur l’EuroStoxx 50, et +0,7% sur le S&P 500.
D’ailleurs, Groupama, le plus pessimiste, estime toujours que le CAC 40 ne progressera pas d’ici à six mois. A contrario, le plus optimisme, Lazard, voit un CAC 40 à 5.000 points dans un an, soit un rebond de plus de 12%. Sur l’EuroStoxx 50, ING est désormais le mieux-disant après avoir relevé de 3.485 à 3.625 points son objectif à un an, anticipant une hausse de 14%.
Sur le marché américain, le Panel est légèrement plus prudent que sur le CAC 40, tablant sur une progression de 3,2% à six mois et de 7,2% à un an, alors que l’indice n’a pris que 2% depuis le début de l’année. En revanche, les gestions ont abaissé de 3% leurs prévisions sur le Nikkei. L’indice japonais cède 11% depuis le 1er janvier, mais le Panel anticipe encore un rebond de 7,4% en six mois et de 14,5% en un an.
Malgré la crise russo-ukrainienne, l’aversion pour le risque n’explose pas. Ainsi, l’indice de volatilité européen (VDax) a diminué le mois dernier, passant de 16,7% en mars à 15,9% en avril, proche de sa moyenne de 15,6% depuis le début d’année.
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