Le Panel Actions abaisse ses ambitions sur les marchés européens
Rarement le Panel Actions aura été aussi unanime sur les marchés actions parisien et européen. Les trois quarts des gestions ont révisé à la baisse leurs objectifs sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50. Parfois assez violemment, à l’instar de Cholet Dupont, passé de 4.800 à 4.500 points, d’Olympia passé de 4.750 à 4.400 points, et de CPR AM passé de 4.594 à 4.229 points sur le CAC 40 à six mois.
En moyenne, les gestions ont abaissé leurs prévisions d’un mois sur l’autre de 3% à 3,5% sur le CAC 40, et de 2,5% à 3% sur l’EuroStoxx 50, tant à six mois qu’à un an. Cette inquiétude s’explique en partie par la brutale chute des marchés actions ces dernières semaines. Sur le mois d’octobre, le CAC 40 a perdu 4,15%, et l’EuroStoxx 3,49%, après avoir tous deux chuté de 11% sur les deux premières semaines. Ce rebond, notamment celui de vendredi avec une hausse de plus de 2% de ces deux indices, n’a pas encore eu le temps d’être intégré par les gestions. Néanmoins, Lazard, qui reste toujours le plus haussier, n’a pas modifié ses objectifs. Il mise sur une progression de 20,5% du CAC 40 dans un an, quand le Panel espère seulement 11,5%; et anticipe une hausse de 19% de l’EuroStoxx 50, contre +12% pour le Panel. A contrario, le plus pessimiste, CPR AM table sur une stagnation des indices parisien et européen à horizon six mois.
Sur le marché américain, la situation est plus contrastée. Si cinq gestions (Amundi, Cholet Dupont, CPR, Groupama et ING) ont abaissé leurs prévisions à six mois, cinq autres (Aurel BGC, CPR, La Banque Postale, Raymond James et Syz) ont relevé leurs objectifs à un an. Il est vrai que le S&P 500 a réussi à gagner 2% en octobre – malgré une baisse de 5,5% sur la première quinzaine – et s’approche de son plus haut historique du mois de septembre. Compte tenu de ces niveaux de valorisation, le Panel n’attend qu’une hausse de 2% du S&P 500 à six mois et de 6% à un an.
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