Le nombre de sociétés de gestion françaises atteint un nouveau sommet
44 sociétés ont vu le jour l’an dernier, pour 25 créations nettes. Leur nombre s’élevait à 592 à fin 2010, selon les chiffres de l’AFG
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Virginie Deneuville
La liste des sociétés de gestion s’allonge dans le paysage français. Leur nombre a atteint un nouveau sommet en 2010, à 592, contre des chiffres de 571 et 567 respectivement en 2008 et 2009. 44 nouvelles sociétés ont vu le jour l’an passé, selon les chiffres de l’AFG (Association française de la gestion financière).
«Les créations sont même plus importantes car certaines sociétés sont en cours d’agrément», a souligné Paul-Henri de la Porte du Theil, président de l’AFG, à l’occasion mardi de la présentation du bilan 2010 du secteur. En intégrant les fusions et les disparitions de sociétés, la création nette s’élève à 25 sociétés, a précisé Pierre Bollon, délégué général de l’AFG. Selon ce dernier, nombre d’acteurs français de la gestion se révèlent de plus en plus actifs au niveau international, quatre filiales de grands groupes (Amundi, Natixis, Axa et BNP) figurant notamment parmi les vingt premiers mondiaux.
Alors qu’une enquête devrait être dévoilée prochainement sur l’évolution des effectifs, les premières tendances témoignent d’une «certaine stabilité», a indiqué Pierre Bollon.
Sur 2010, l’encours des actifs globaux sous gestion a crû de 1,7% à 2.656 milliards d’euros, les mandats ayant progressé de 6%, tandis que les OPCVM ont reculé de 2,6%, affectés par les retraits sur les fonds monétaires dans un contexte de faiblesse des taux court terme.
Au premier semestre 2011, l’AFG entend se focaliser sur trois principaux chantiers post-crise. Sur la mise en place de la directive OPCVM 4, dont l’échéance a été fixée à fin juin, «nous serons en avance sur le calendrier», a indiqué le président. Deux groupes de travail ont été mis en place, l’un sur la transposition, présidé par Jean-Marie Catala, directeur du développement chez Groupama AM, l’autre sur la compétitivité, présidé par Arnaud Faller, directeur des investissements chez CPR AM.
L’AFG entend par ailleurs être «force de proposition sur la réforme de la fiscalité et les réflexions sur le financement de l’économie». Un groupe de travail a été mis en place en interne et rendra ses conclusions fin février. «La fiscalité de l’épargne doit inciter à l’épargne longue et à l’investissement en actions», a martelé Pierre Bollon. Le troisième volet concernera, sur le plan européen, «la mise en œuvre efficace des nombreuses réglementations en phase de consultation ou de gestation».
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