Le montant notionnel des CDS de l’Italie et de l’Espagne s’envole
Selon les données DTCC, le volume échangé, en brut, des contrats italiens et espagnols a bondi ces 12 derniers mois de 32% et 61%
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Tân Le Quang
Le risque de défaut de la dette grecque et de contagion en zone euro s’est traduit ces douze derniers mois par une prudence accrue de la part des investisseurs détenant des emprunts d’Etat européens. Certains comme Deutsche Bank ont même couvert de manière drastique leurs expositions. Ce contexte d’incertitude a les amené à recourir davantage aux contrats de protection contre le risque de défaut, les fameux CDS. Alors que l’Italie et l’Espagne voient leurs coûts de financement revenir sur des plus hauts, leur dette fait partie des actifs sous-jacents les plus traités sur le marché des dérivés de crédit.
Selon les données de la chambre de compensation américaine DTCC, le montant notionnel brut des CDS sur la dette italienne, entre le 23 juillet 2010 et le 22 juillet 2011, a augmenté de 32% à 305,6 milliards de dollars. En net, l’avancée se limite à 7,8% à 25,1 milliards. Pour l’Espagne, l’envolée atteint même 61%, le montant notionnel brut touchant les 176,4 milliards d’euros. Le volume net ressort en hausse de 25% à 18,3 milliards. Pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande, l’avancée s’est limitée respectivement à +0,5% à 78,6 milliards, à +9,6% à 67,9 milliards et à +19% à 43,2 milliards. En net, les montants chutent de 33% à 4,6 milliards, de 25% à 5,9 milliards et 4,9% à 4,3 milliards.
Pas épargnée par les remous de ses voisins, la France, qui a vu son spread à 10 ans contre Bunds se creuser à 68 pb vendredi, contre 27 pb le 29 juillet 2010, a enregistré un bond de 57,8% du montant notionnel brut de ses CDS à 105,2 milliards. L’Hexagone passe ainsi devant l’Allemagne (99,7 milliards en hausse de 23%), le nombre de contrat ayant augmenté de …100% à 5.310 contrats. Et en net, le montant explose de 89% à 20,9 milliards.
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