«Le montant des émissions bancaires devrait être tout à fait gérable»
- L’Agefi : Dans quelle mesure l’application du ratio bancaire TLAC pourrait-elle stimuler les émissions de dette ?
- Alexandra Van Gyseghem : La dernière annonce du Conseil de stabilité financière (FSB) touche plus particulièrement les G-SIB, dites banques systémiques. Ce papier consultatif propose une première ébauche sur leurs besoins en TLAC (Total Loss Absorbing Capacity). Le résultat de l’annonce apparaît sans grande surprise (16 à 20% des actifs pondérés du risque, RWA, deux fois le ratio de levier Bâle 3), mais l’incertitude résidait dans la palette des instruments éligibles. De ce côté-là, malgré un manque de précisions, l’inquiétude semble dissipée: le segment senior est admis comme actif éligible TLAC. Ainsi, même si quelques aménagements sont à prévoir (création d’une structure holding pour la plupart des banques continentales ?), les analystes anticipent des montants d’émissions seniors et LT2 tout à fait gérables. D’autant que la date d’application de 2019 devrait permettre d’étaler ces futures émissions.
- Quelle est votre stratégie pour les trois prochains mois?
- Dans ce contexte, nous continuons de privilégier la dette bancaire, notamment subordonnée, techniquement soutenue par des flux nets négatifs sur le secteur depuis plusieurs années. Le marché du crédit est, et restera, en 2015, un marché de flux, sensible à toute nouvelle modifiant l’équilibre offre/demande. Dans un environnement de faible croissance économique et de taux de bas, le crédit devrait rester un actif cœur au sein des allocations d’actif. Pour cette raison, nous choisissons d’être surexposés, notamment en favorisant les émissions subordonnées aussi bien financières qu’industrielles.
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