« Le marché primaire risque de rester quasiment fermé pour cette année »
Tanguy Le Saout, directeur de la gestion obligataire investment grade chez Pioneer Investments
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi: Le marché primaire du crédit en euro peut-il rester actif malgré la contagion de la crise de la dette à l’Italie?
Tanguy Le Saout: Ce n’est pas seulement l’Italie qui est sous pression, c’est l’ensemble du marché obligataire qui est touché. Il y a deux tendances contradictoires en ce moment: le resserrement fiscal des pays de la zone euro, qui est bon et qui devrait être suivi de réformes fondamentales, comme la révision du traité de Maastricht, et le deleveraging imposé aux banques de la zone euro. Malgré le côté positif des réformes, le marché du crédit n’est qu’otage de la situation des marchés souverains. Il semblerait plus facile à un émetteur high yield allemand d’accéder au marché primaire, qu'à une banque italienne. A notre avis, le marché primaire risque de rester quasiment fermé pour cette année. Les conditions seront meilleures début 2012, quand nous aurons 12 mois devant nous. Ceci dit, la plupart des intervenants ont plutôt des positions défensives.
Quelle est votre stratégie sur le crédit ?
Malgre la volatilité, nous restons positifs. Fondamentalement, la zone euro avance dans la bonne direction même si c’est seulement sous la pression des marchés. Temporairement, il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande et la seule force qui peut amortir les flots vendeurs des banques, c’est la BCE. Le crédit suit la situation de la crise. Donc, nous sommes fondamentalement constructifs mais aussi conscients des risques. Les positions ont toutes des stop-loss. Nous gardons suffisamment de cash pour gérer les opportunités et la plupart des nouvelles positions sont prises en dérivés, plus liquides que les obligations corporates.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran