Le volume des transactions a chuté de 11% à 323.500 m2 à la fin du mois de mars, alors que les autres capitales européennes affichent des hausses
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Patrick Aussannaire
Madrid confirme sa morosité dans un marché de l’immobilier de bureaux européen orienté à la hausse en ce début d’année. La capitale espagnole a ainsi vu le volume de ses transactions chuter de 11% à 323.500 m2 à la fin mars sur douze mois glissants par rapport à fin décembre. Un niveau certes toujours supérieur de 28% à son plus bas historique de 253.000 m2 enregistrés en 2012, mais bien loin des 960.000 m2 atteints en 2007 au sommet de la bulle immobilière espagnole.
Parallèlement, les autres capitales européennes ont profité de l’engouement des investisseurs pour confirmer leur attrait. Le marché du centre de Londres a ainsi confirmé sa solidité avec une hausse des volumes de 1%, à plus de 1,2 million de m2 sur les douze derniers mois. A Paris, les transactions se sont redressées de 3% à près de 1,65 million de m2, alors que le volume a atteint 530.000 m2 à Francfort, soit une hausse de 8%.
Selon une étude DTZ, 36 milliards d’euros ont été investis par les investisseurs non européens sur le marché européen durant l’année 2013, soit une part de marché record de 26%. En valeur absolue, cette performance demeure néanmoins encore loin du plus haut du marché enregistré en 2007, avec 46 milliards d’euros investis.
Si les fonds nord-américains et internationaux restent la principale source d’investissements en 2013 avec pour chacun plus de 7 milliards d’euros d’acquisitions, ils ont été très actifs à la vente avec près de 9 milliards de cessions recensées. Parallèlement, 9 milliards ont ainsi été investis par des acteurs asiatiques en 2013 (dont 47% viennent de Singapour et de Chine) et 6 milliards du Moyen-Orient. Des fonds «peu actifs côté vendeurs», précise DTZ.
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