Le marché français des CFD se cherche des standards de qualité
En France, l’appétit pour le risque des investisseurs particuliers profite au britannique IG Markets qui a introduit fin 2007 les contracts for difference ou CFD – ces produits permettant de participer avec effet de levier aux variations d’actifs sous-jacents sans en être propriétaire. «Nous enregistrons en moyenne 170.000 ordres par mois (48% du marché) avec un pic en novembre à 213.000 ordres. Sur 10.000 comptes ouverts, 3.000 sont actifs», s’est félicité Gwénaël Moy, directeur de la branche française d’IG Markets vendredi lors d’une conférence à Londres au siège social du groupe.
Partenaire de Bourse Direct et Fortuneo en France, IG Markets, qui propose aussi un accès aux plates-formes alternatives (MTF), poursuit sur sa lancée avec l’annonce hier d’un partenariat avec Fortuneo en Belgique. Le groupe britannique, dont 98% des clients sont des particuliers et 2% des institutionnels, s’implantera début 2011 aux Pays-Bas et au Canada.
Mais le marché français pose problème. Alors que le polonais XTB et le britannique CMC Markets se sont implantés à Paris, la recrudescence de campagnes de publicité agressives sur internet sur le trading sur le change via notamment des CFD a amené le 1er décembre l’AMF, comme en mai 2009, à mettre en garde le public à l’égard de ces opérations risquées. Cette fois-ci l’autorité a montré du doigt BForex, GCI Financial, Nord Grop Investments et Ultimass Global Holding qui ne sont pas des prestataires de services, démarcheurs ou conseillers financiers autorisés à exercer en France.
IG Markets, dont 35% de l’activité se fait sur le change, hausse le ton. «Les acteurs offshore ternissent l’image du marché français. Leurs offres n’ont pas les standards de prospection et de déontologie requis. Ils ne respectent pas la fiscalité française et leurs régulateurs sont indifférents», précise Gwénaël Moy à L’Agefi. Ce dernier souhaite discuter de cette problématique avec l’AMF qui ne peut que contrôler les offres commerciales de prestataires agrémentés par le CECEI. Il s’attend dans une prochaine étape à ce que l’autorité publie une liste de sociétés plus exhaustive. A l’inverse, l’arrivée de CMC Markets, rival direct du groupe, donnera, aux yeux de Gwénaël Moy, plus de crédit aux CFD en tant qu’alternative au SRD.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE se résout à relever ses taux
La banque centrale a augmenté ses taux directeurs de 25 points de base, comme attendu. Une hausse présentée par Christine Lagarde comme un signal et non comme une hausse préventive. Elle ne donne pas d’indication sur ses prochains mouvements. Le marché en attend deux autres cette année. -
Les projections économiques de la BCE sont revues à la baisse
Le nouveau scénario économique du personnel de la BCE approche de la stagflation. Malgré tout, ces projections sont encore jugées trop optimistes. -
Les dépassements d’honoraires mettent le financement de la santé sous tension
La dynamique des dépassements d’honoraires en santé n’est plus soutenable. C’est le constat sans appel du rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie publié le 9 juin. Ce dernier propose trois scénarios pour les réguler, avec des implications différentes pour les complémentaires santé. -
Les marchés péruviens confiants avant le résultat de l’élection présidentielle
Les deux candidats Keiko Fujimori et Jorge Sanchez sont arrivés au coude-à-coude. Le résultat définitif ne devrait pas être connu avant fin juin. Les investisseurs ont déjà voté pour les politiques favorables aux marchés de la candidate conservatrice. -
La blockchain n'a pas attendu Wall Street pour faire débuter l'introduction en Bourse de SpaceX
Les investisseurs adeptes des paris sur les marchés de prédiction ont eu accès dès le début de cette semaine à des jetons, représentant fictivement la future action SpaceX. Ces jetons ne leur donnent toutefois aucun accès à la propriété sur les titres réels. -
Maurel & Prom et Mersen retrouvent le SBF 120
Si le conseil scientifique des indices ne touche pas au CAC 40 pour sa revue trimestrielle, il renouvelle le SBF 120 avec les deux entrées de Maurel & Prom et Mersen qui en chassent Elior et Nexity.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Jouer avec le feuEntre les Etats-Unis et l’Iran, le jeu dangereux de la confrontation sans escalade
Pour chacune des deux parties, l'objectif est de ne pas perdre la face. Et de garder intacts les leviers de négociation toujours en cours -
BagarreLes Vingt-Sept se jettent dans la mêlée budgétaire
Les gouvernements s’apprêtent à ouvrir les négociations pour l’exercice 2028-2034. Le chiffre de départ : près de 2 000 milliards d’euros -
Fleurance, FranceLyhanna, les coulisses d’un séisme politique
Pendant dix jours, la France a vécu au rythme des révélations sur la mort de la fillette de 11 ans, abasourdie par les ratés de l’enquête. Retour sur ce fait divers devenu une affaire d’Etat