Les émissions dans l’automobile ont marqué l’actualité. L’opération Renault, revue à la baisse, témoigne de la nervosité des investisseurs
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Laure Closier
Sur le marché du crédit, les fenêtres de tir s’ouvrent et se referment très vite. La semaine écoulée a vu des signatures en catégorie spéculative faire leur retour. Mais si les émetteurs sont prêts à se frotter au risque, côté demande, les investisseurs se montrent particulièrement exigeants. L’appétit des investisseurs est d’ailleurs faible depuis le début de l’année. «Le niveau de sursouscription était de 7 fois en 2009, il se situe entre 1,5 et 3 fois en 2010», constatent les analystes de SG CIB.
De nombreux constructeurs automobiles se sont quand même lancés ces quinze derniers jours sur le marché, avec plus ou moins de bonheur. En début de semaine dernière, Volkswagen a offert un rendement de 2,4% dans le cadre d’une émission d’1 milliard d’euros sur trois ans. Le même jour, Peugeot a émis pour 500 millions d’euros sur cinq ans pour un taux de 5,8%. La marque a donné des idées à son principal concurrent qui espérait profiter d’une accalmie de marché. Renault s’est en effet lancé sur une émission obligataire à cinq ans, jeudi dernier. Mais c’était sans compter les mauvaises nouvelles économiques en provenance des Etats-Unis, le même jour.
Face à un marché difficile, Renault a dû se résoudre à émettre 400 millions d’euros au lieu des 500 millions escomptés. L’opération est partie dans la fourchette haute définie par le constructeur à 370 pb, pour un rendement de 5,77%. «Les conditions de financement se sont rapidement détériorées la semaine dernière. Renault a donc préféré ne pas écarter les conditions de spread»,explique Marc Baignères, directeur de JP Morgan en France, qui s’est chargé de l’opération avec SG CIB et UniCredit.
Pour un autre professionnel des marchés, «noté Ba1/ BB/ BB, Renault fait partie d’une sphère de marché très complexe, on ne peut pas vraiment le classer dans high yield, comme c’est le cas pour Hertz ou Europcar qui proposent des coupons autour de 10%».
Mais le secteur automobile est loin d’être le seul à connaître des difficultés. Si ce dernier, très endetté, doit faire face à 4,6 milliards d’euros de tombées obligataires avant l’accalmie de l'été, selon Maureen Schuller chez ING, le marché du crédit dans son ensemble reste sous pression. Toujours en high yield, l'émission de 650 millions d’euros à cinq ans du
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