Le marché des utilisateurs est menacé par le ralentissement de la croissance
L’insuffisance d’offre neuve, qui intéresse les grands groupes, risque aussi de bloquer les transactions locatives
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Violaine Le Gall
Après un troisième trimestre exceptionnel sur le marché des utilisateurs, les transactions locatives en Ile-de-France risquent fort de ralentir. Mais l’intensité de la baisse d’activité est encore difficile à déterminer. «Les perspectives du marché d’ici à l’an prochain dépendront clairement de l’évolution de l’actualité économique et financière des prochains mois», explique Richard Malle, directeur France de BNP Paribas Real Estate Research. Il présente deux scénarios. Dans le premier, central, la croissance devient très molle et la demande placée atteint 2-2,2 millions de m² contre 2,3-2,4 millions prévus pour 2011. Dans le second, pessimiste, le PIB se contracte en 2012 et la demande placée tombe à 1,8-2 millions de m². Les échéances électorales de l’an prochain risquent en outre de pousser les dirigeants à reporter leurs décisions sur un éventuel déménagement.
Les groupes seront d’autant moins enclins à déménager que la part de l’offre neuve diminue, la crise ayant freiné depuis trois ans les lancements de chantiers. A court terme, les rares marchés proposant des bureaux de qualité bien placés, comme Issy-Les Moulineaux ou Nanterre, en bénéficieront. A plus long terme, «l’inadéquation entre ce qu’attendent les utilisateurs et ce que le marché a à leur offrir pourrait mener au blocage du marché des bureaux d’Ile-de-France», prévient le conseil en immobilier Cushman & Wakefield.
Au troisième trimestre, les valeurs locatives faciales sont stables, sauf dans le quartier central des affaires parisien où elles montent encore légèrement. Mais les mesures d’accompagnement progressent. Pour des baux de 6 à 9 ans, elles peuvent comprendre 2 mois de franchise par année d’engagement si la valeur faciale est élevée, d’après CB Richard Ellis.
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