Le marché des T-Bills américains montre des signes de dysfonctionnement
Les rendements à 4 semaines sont entrés en territoire négatif dans un marché qui s’est réduit de 30% depuis 2009, à 1.400 milliards de dollars
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
L'équilibre entre offre et demande de T-Bills américains semble rompu. Le rendement des bons du Trésor à 4 semaines est passé en territoire négatif la semaine dernière, dans un marché qui s’est contracté de 30% depuis mi-2009 à 1.400 milliards de dollars et dont le poids dans la dette totale des Etats-Unis est passé de 35% en 2010 à un plus bas de 11,3%. «La réduction constante du déficit public depuis la crise financière et la volonté du Trésor d’allonger la maturité moyenne pondérée de sa dette en maintenant le niveau des coupons stable sur ses émissions se sont traduites par un rétrécissement de l’univers des T-Bills dans la dette totale échangeable du Trésor», explique Barclays.
Le Trésor américain compte accroître son excédent quotidien moyen de cash disponible à 150 milliards de dollars, contre 63 milliards entre 2009 et mi-2014. Sa hausse à 120 milliards au premier trimestre nécessite une hausse de l’offre de T-Bills de 30 milliards par rapport à 2014 pour atteindre l’objectif, selon Barclays. Le Trésor a prévu d’augmenter ses émissions de titres à 1 et 3 mois et d’ouvrir une ligne à 2 mois. La décision «est bienvenue pour les investisseurs qui ont eu du mal à acheter des titres à rendements positifs ces derniers mois, sans être suffisante pour entraîner une remontée significative des rendements», selon RBS Securities.
Les spécialistes en valeurs du Trésor («primary dealers») estiment d’ailleurs de leur côté être en mesure d’absorber facilement ce surcroît d’offre. Les contraintes réglementaires pesant sur les banques, ainsi que la réforme des fonds monétaires et le traitement favorable réservé au T-Bills en tant que collateral sur marges dans la loi Dodd-Frank devraient en outre permettre d’«alimenter une demande largement excédentaire et de maintenir les taux bien en dessous du niveau du taux GCF repo du Trésor et du taux reverse repo au jour le jour (ON RRP) de la Fed», selon Barclays.
Même si son accès est limité, le programme ON RRP destiné à encadrer la prochaine remontée des taux Fed funds lors du processus de normalisation monétaire offre une alternative aux T-Bills. «L’ON RRP devrait aider à réformer le système de manière à garantir une forte demande future de T-Bills, notamment si la Fed réduit son bilan», estimait le Comité de conseil au Trésor (TBAC) début mai. La poursuite ou non du réinvestissement des coupons sur les titres détenus par la Fed à son bilan aura également un impact sur l’offre de titres courts.
Après les États-Unis, le marché européen voit s'étendre les prêts « covenant-lite » et les restructurations au détriment des prêteurs, alerte le CFA Institute. Dans un rapport, l'organisme souligne que l'ouverture du crédit privé aux particuliers accroît les risques pour les investisseurs et le système financier.
Un mois après avoir remonté son taux à 2,75%, la banque centrale coréenne poursuit sur sa lancée. Une décision justifiée par la croissance plus dynamique qu’attendu et par l’anticipation d’une inflation au-dessus de la cible pour une période prolongée.
Malgré l’incertitude économique, la croissance des prêts bancaires aux ménages et surtout aux entreprises a progressé en juillet en rythme annuel. Les chiffres, inférieurs aux moyennes historiques, devraient permettre une croissance modérée de l’économie européenne au second semestre.
La société de private equity américaine se voit reprocher par le département de la Justice d’avoir enfreint à au moins 16 reprises les règles de notification préalable des opérations de fusion-acquisition.
La société de gestion consolide son ancrage régional en intégrant le cabinet de gestion privée GDP Conseil à son bureau d'Aix-en-Provence. Elle va bénéficier de son expertise, notamment sur les majeurs protégés.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Lors de l'événement de rentrée du Medef, la présidente de la Commission européenne a détaillé aux entrepreneurs français les orientations de la politique de l'Europe pour les prochaines années
Alors qu’il débat ce jeudi avec d’autres candidats à l’élection présidentielle à l’invitation du Medef, Edouard Philippe formule plusieurs propositions sur le social.